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Double trophée pour DerManDar, une application « made in Lebanon »

Technologie Une histoire de succès planétaire pour une application purement libanaise. En effet, c’est au Sommet mondial pour le contenu mobile (WSA), tenu le 5 février à Abou Dhabi, que DerManDar a été nommée meilleure application dans sa catégorie. 420 participants étaient en lice dans huit catégories différentes.
23/02/2013

Cette double victoire a été le fruit de « beaucoup d’énergie et de sueurs », affirme Élie-Grégoire Khoury, cofondateur de la société Dermandar avec Élias Fadel Khoury. Invitée à recevoir le prix attribué aux quarante meilleures applications en provenance de 160 pays, DerManDar Panorama réussit à décrocher également le titre de la meilleure application mobile mondiale dans la catégorie divertissement et style de vie.

Un engouement planétaire
Un engouement planétaire qui se manifeste par 6 millions de téléchargements dans le monde, dont 5,8 sur des appareils iPhone et le reste sur des téléphones Androïd. DerManDar est une application qui permet de créer une photo panoramique à 360 degrés, donnant l’impression d’être sur le terrain. « Avant, pour réaliser un panorama, il fallait avoir un trépied, une caméra et faire un agencement spécial, tandis que maintenant il suffit d’avoir un smartphone et bien sûr l’application », explique Élie-Grégoire.


DerManDar Panorama a eu un vif succès dès son lancement, en juin 2011. « Cela est dû à l’innovation dans l’application et à sa facilité d’utilisation. On peut l’expliquer aussi par le nombre croissant d’utilisateurs de smartphones et de tablettes. Sans oublier que la photographie est très appréciée et qu’elle donne lieu à de belles créations très gratifiantes sur le plan personnel », note Élie-Grégoire. DerManDar étant une société offshore, la vente de son application se limite à l’étranger. Les États-Unis représentent son plus grand marché, suivi par l’Europe et enfin la Chine. L’application, vendue à 1,99 dollar, a été jugée par le Wall Street Journal « l’application la plus facile à utiliser pour réaliser des panoramas. Son utilisation est particulièrement utile aux journalistes afin de couvrir des événements sportifs, politiques ou culturels de grande ampleur ».

Un long cheminement
Fondée par Élie-Grégoire Khoury et Élias Fadel Khoury, les principaux actionnaires de la société DerManDar sont le Fonds Berytech, George Harik, ingénieur chez Google, et Tony Fadell, le parrain américano-libanais de l’iPod.
L’idée de DerManDar a commencé à germer dès 2006 dans la tête d’Élie-Grégoire. Il se lance alors dans le développement d’un premier prototype de l’application et aboutit à une première version Web en janvier 2010. En août 2010, Berytech devient actionnaire et fournit les fonds nécessaires. « L’investissement initial s’élève à environ 200 000 dollars. Son élaboration a nécessité beaucoup d’efforts de création et du jus de crâne », insiste Élie-Grégoire. « En décembre 2011, la compagnie a été évaluée à 5 millions de dollars ; actuellement elle vaut beaucoup plus », ajoute–t-il.


Élie-Grégoire, qui a quitté le Liban en 1989, à cause de la guerre, y est retourné avec sa famille en 2003. Après des études secondaires au Collège Notre-Dame de Jamhour, il poursuit des études en ingénierie robotique à l’École centrale à Paris et décroche l’agrégation de mathématiques. Après avoir passé deux ans chez Renault dans la simulation automobile, il rejoint Ubisoft, compagnie spécialisée dans les jeux vidéo, et en devient le directeur de développement.

Un message d’espoir
Le Sommet mondial pour le contenu mobile (WSA), organisé par le Centre international des nouveaux médias (ICNM) à Salzbourg, en Autriche, est une initiative mondiale réalisée en collaboration avec l’Unesco. Cet événement, qui se tient tous les deux ans à Abou Dhabi, offre une plate-forme pour les créateurs d’applications mobiles afin de présenter leurs innovations à un public d’experts internationaux.


Élie-Grégoire, qui a été félicité ainsi qu’Élie Fadel par le ministre des Télécoms et par plusieurs personnalités politiques, affirme qu’on possède au Liban un bon environnement pour innover et entreprendre « vu le potentiel de nos jeunes cerveaux ». « Il ne faut surtout pas écouter les actualités locales, nous avons besoin de tous les cerveaux qui sont partis. Tous veulent contribuer à l’innovation, il faudra juste leur assurer un écosystème favorable, comme Beirut Digital District, Berytech, la protection de leurs droits d’auteur, la 4G et la signature électronique », conclut-il.


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