Un journaliste anglais a rapporté qu’entre 2005 et 2010, quelque 60000 Égyptiens, Tunisiens, Syriens, Jordaniens, etc. ont été formés à cet effet par des organismes (soi-disant) humanitaires, sociaux, culturels, tels USAid, NED, IRI, NDI, et j’en passe. Ces organismes ont déboursé plus de 30 millions de dollars rien qu’en Égypte pour faire étudier par cœur la démocratie et la liberté. Alors, quelques mois plus tard, on a emballé tout ce monde dans des colis (piégés?) pour faire exploser la libération de ces pays des dictatures sclérosées.
Ce qui est significatif, c’est que ces pays d’outre-mer et d’outre-tombe, aidés par des pays arabes collabos, ont contribué à changer les régimes en place avec un risque quasi nul de pertes humaines et un investissement très rentable. Des broutilles par rapport à ce qui avait été écoulé en Irak et en Afghanistan. Avec le printemps arabe, le concept de guerre «low cost» (bas prix) a fait son chemin. Évidemment un faible coût pour l’Occident, pas pour les Arabes aux neurones stérilisés. Ces derniers, «les pauvres», décidément ne valent pas cher.
La seconde leçon à tirer de ce printemps arabe allergène est que les États-Unis, appuyés par leurs vice-vassaux (français, anglais, allemand et italien), peuvent sans états d’âne... pardon d’âme, se permettre une approche non violente à «la Gene Sharp», sous l’égide de l’ONU (Onu soit qui mal y pense) et l’OTAN (en emporte le vent), tout en brandissant l’épouvantail du CPI (Cour pénale internationale). En somme, une politique de terreur, bien agencée par les barbouzes de tous les coins du monde. Il paraît que les analystes, journalistes et politiques qui s’élèvent contre ces pratiques impérialistes sont automatiquement accusés de parano antiaméricaine et de flirter avec les théories du complot. Eh bien, moi je fais partie des ces pseudo paranos et je ne m’en cache pas. Mais nous sommes plutôt des paranormaux, qui voyons un peu plus loin que les nez busqués. La printanisation des Arabes va les pousser à l’allergie générale contre la politique sous-cutanée de ces gouvernements occidentaux. En leur apportant la «bonne parole», Obama, Hollande, Cameron et consorts risquent de perdre la leur. Pourquoi ne pas traiter Bahreïn, Qatar et l’Arabie saoudite de la même façon? Car, ce n’est un secret pour personne, on ne respire pas un air de liberté dans les champs pétrolifères et à travers les gazoducs de ces États. Peut-on encore éviter un clash international avec la Russie et la Chine, irréductibles défenseurs d’un régime alaouite qui se débat dans le sang avec des salafistes assoiffés de démocratie draculéenne? Oui... si des dirigeants sensés émergent en Occident pour renverser la vapeur. L’odeur du soufre, des gaz et de l’or noir n’est pas toujours bonne à respirer. Alors que chez nous, on se débat toujours aussi sottement autour d’une loi électorale moisie, rouillée. Faut pas trop fréquenter ces responsables, ministres, députés, magistrats et militaires, ils sont infestés de médiocrité, de magouille et de nuisance.
Nahi LAHOUD


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
C'est plutôt une " GRIPPE " à MULTIPLE VIRUS...
08 h 51, le 19 février 2013