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Nos lecteurs ont la parole

Loi électorale en deux tours

Par Fady S. NAÏM
Dans l’attente d’une hypothétique loi électorale, don de la providence qui assurerait une certaine représentativité chrétienne au sein de la prochaine Assemblée, il demeure impératif d’offrir à l’ensemble des électeurs et des candidats un choix meilleur que ce qui leur est proposé actuellement. En somme, une loi équitable qui s’impose par elle-même et évitera ainsi un fort taux d’abstentionnisme dont les prémices se font ressentir pour la prochaine échéance.
Deux principaux facteurs sont à prendre en considération : la petite circonscription, caza ou autre ; le scrutin en 2 tours.
Le premier facteur donnera, certes, une image plus réaliste de la mosaïque libanaise, les électeurs étant appelés à élire des candidats de leur région, et ce aux deux tours du scrutin.
Le deuxième facteur aura le mérite d’encourager le plus grand nombre de candidats chrétiens et musulmans (toutes confessions confondues) à se présenter dans leurs « cazas » respectifs, et chaque électeur choisira au premier tour ses propres candidats qui appartiennent à sa confession (chrétien ou musulman).
Les 5 ou 10 premiers élus au premier tour de chaque confession seront sélectionnés pour le second tour, et les électeurs, chrétiens et musulmans, éliront alors indistinctement ces candidats suivant le nombre de sièges requis pour la circonscription.
Dans cette perspective, les nouveaux élus seront dotés d’une meilleur représentativité, non seulement au sein de leur propre communauté mais aussi auprès de l’autre partie, grâce à ce second tour du scrutin.
De même chaque électeur aura ainsi exercé son droit de vote à l’échelle nationale et non seulement communautaire.
De toute évidence les candidats indépendants ou neutres auront plus de chance lors de ce scrutin à deux tours, puisqu’ils bénéficieront d’un « meilleur tri » de la part des électeurs qui auront affiné leur choix au cours du deuxième tour en optant pour les plus « modérés » de l’autre partie.
Pour les grandes villes, comme Beyrouth notamment, un partage en trois, voire quatre zones sera bien entendu à l’avantage des minorités qui sont en droit de sortir du suivisme imposé et des listes « préemballées ».
Il revient donc aux partis et courants politiques de prendre en compte les différents enjeux, car il n’y va pas uniquement de leurs propres calculs et quotas, au détriment de cette société civile libanaise longtemps ignorée et qui pourtant a porté et porte à elle seule à bout de bras toutes les composantes et la dynamique de cette petite République.
Dans l’attente d’une hypothétique loi électorale, don de la providence qui assurerait une certaine représentativité chrétienne au sein de la prochaine Assemblée, il demeure impératif d’offrir à l’ensemble des électeurs et des candidats un choix meilleur que ce qui leur est proposé actuellement. En somme, une loi équitable qui s’impose par elle-même et évitera ainsi un fort taux d’abstentionnisme dont les prémices se font ressentir pour la prochaine échéance.Deux principaux facteurs sont à prendre en considération : la petite circonscription, caza ou autre ; le scrutin en 2 tours.Le premier facteur donnera, certes, une image plus réaliste de la mosaïque libanaise, les électeurs étant appelés à élire des candidats de leur région, et ce aux deux tours du scrutin.Le deuxième facteur aura le mérite...
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