Pourtant je m’étais promis de ne pas mentionner la Saint-Valentin. Je m’étais juré de ne pas évoquer cette fête factice, cousue de fil...rouge, préfabriquée, clonée, téléchargée, importée, téléportée. Bref, totalement hors de nos us et coutumes. Rien qu’à voir les affiches suggestives et vulgaires, on sait qu’on ne fêtera certainement pas ce Valentin (qu’il nous pardonne) auquel on a apposé, allez savoir pourquoi, le titre de saint. Ceci étant pour l’introduction. Mais cela ne m’empêche pas de parler de l’histoire d’amour la plus belle et la plus immortelle. À savoir celle de Roméo et Juliette.
Par un curieux hasard, j’ai eu l’occasion de revoir la version de Zeffirelli tournée en 1968. Musique de maestro Nino Rotta s’il vous plaît. Revisitée par Baz Luhrmann en 1998 avec piscine remplaçant le balcon, Leonardo DiCaprio remplaçant un autre Leonard, puisqu’il s’agit du Britannique Leonard Whiting (drôle de coïncidence), musique rock remplaçant mandoline, un brin de nostalgie m’envahit.
La virginale Olivia Hussey et son partenaire parlent des amours impossibles, de celles qui ne meurent jamais malgré la disparition physique. Les amants de Vérone sont tellement plus beaux que ceux de Peynet.
Un film d’une grande beauté esthétique. À la hauteur de ce qu’on appelle AMOUR.
C.K.


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