Le patriarche maronite a reçu hier le président du Parlement belge, André Flahaut, avec qui il a évoqué la situation en Syrie. Photo Emile Eid
« C’était un pas important en vue de rassurer les chrétiens dans la région et prouver que les instances religieuses sont solidaires entre elles », a souligné M. Khoury qui a mis l’accent sur le fait que cette visite n’a « aucune connotation politique. La participation était religieuse par excellence ».
« Le patriarche ne s’est pas rendu en Syrie pour soutenir un camp politique donné », a insisté M. Khoury, rappelant que le président de la République a soutenu cette visite.
Mgr Raï a par ailleurs reçu une série d’appels pour le féliciter à l’occasion de la fête de saint Maron, notamment de la part du président de la Chambre, Nabih Berry, du vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, de l’ancien ministre Michel Eddé et d’un certain nombre de députés et de personnalités politiques.
La visite du patriarche à Damas a en outre fait l’objet de plusieurs commentaires dans les milieux politiques.
Le député Ali Osseirane a ainsi estimé que cette visite est « extrêmement importante et très positive », puisqu’elle démontre que « la diversité des religions et communautés en Orient reste le fondement même de la civilisation ».
Pour sa part, le député Talal Arslane a estimé que la visite du patriarche en Syrie s’est transformée en un « congrès chrétien consensuel transcommunautaire » à travers lequel les trois patriarches, maronite, grec-orthodoxe et grec-catholique, ont exprimé « l’attachement des chrétiens à cette terre ».
De son côté, l’ancien Premier ministre Salim Hoss a qualifié la visite d’« historique », espérant qu’elle sera rééditée alors que le député du CPL, Nehmetallah Abi Nasr, a loué le « courage » du patriarche maronite.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
OUI ! Mais ses retombées sont politiques... ou politisées... Fallait bien y penser...
10 h 59, le 12 février 2013