L’affiche du film.
de Malik Bendjelloul
Avec Sixto Rodriguez.
Si vous ne croyez pas aux contes de fées ou aux miracles, le film Searching for Sugar Man est là pour vous réconcilier avec l’extraordinaire, le surnaturel et l’essence de l’être humain.
Ce documentaire réalisé par Malik Bendjelloul – âgé de 35 ans, auteur de plusieurs documentaires sur la musique pour la télévision suédoise – est un réel petit bijou de film qui vous intrigue au début, vous séduit, pour vous hypnotiser totalement. Il s’agit presque d’une enquête effectuée pour retrouver le musicien américain Sixto Rodriguez, parfait inconnu aux États-Unis mais star adulée en Afrique du Sud, dans les années 70, à l’époque de l’apartheid. Prenant comme point de départ la rumeur de son suicide, deux fans mordus de sa musique vont sur ses traces tentant de comprendre le comment et le pourquoi de son geste et d’élucider le mystère de ce « Sugar man ».
Sugar Man est un film qui inocule le vaccin du bonheur et fait réfléchir sur l’immense fossé qui existe entre talent et gloire. La célébrité ne signifie pas nécessairement talent et vice versa, et combien de talents par ailleurs ont été métamorphosés, voire défigurés par la gloire. Sixto Rodriguez est un gars au talent incalculable, qui a su demeurer authentique. Mais n’en disons pas plus. Produit par Simon Chinn et vendu aujourd’hui dans vingt-sept pays, dont les États-Unis où il a tenu cinq mois sur cent cinquante écrans, et la Suède où il a battu tous les records d’audience pour le genre, le film est nominé pour l’oscar du meilleur documentaire. Affaire à suivre.
Métropolis Empire Sofil


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve