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À La Une - Loi Électorale

Mutisme total des principaux chefs politiques autour du plan de Hariri

Des députés aounistes estiment qu’il n’y a « rien de nouveau » dans l’initiative du chef du courant du Futur.

L’initiative en quatre points lancée jeudi soir par l’ancien Premier ministre Saad Hariri a suscité hier peu de commentaires de la part des dirigeants des principales forces politiques dans le pays, tant au sein du 8 que du 14 Mars.


En revanche, le député Boutros Harb, qui a pris la tête d’une campagne des chrétiens indépendants du 14 Mars contre la proposition de loi électorale du Rassemblement orthodoxe, a qualifié d’ « avancée » et de « tranquillisante » l’initiative de M. Hariri.
« Il faut y répondre avec sérieux et un sens des responsabilités. J’espère qu’on ne lui jettera pas la pierre rien que parce qu’elle émane de Saad Hariri ou parce qu’elle ne plaît pas à certaines factions qui entendent primer leurs intérêts particuliers à ceux du Liban », a ajouté le député de Batroun, saluant par ailleurs la position « courageuse » de M. Hariri au sujet du mariage civil.

 

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Marwan Hamadé, député du Chouf, a souligné que l’initiative du courant du Futur manquait jusqu’ici pour « mélanger l’ensemble des projets et conduire à une loi représentant toutes les parties ».
Commentant la position actuelle du CPL au sujet des petites circonscriptions, M. Hamadé s’est demandé si le général « Michel Aoun était sérieux lorsqu’il répétait que la petite circonscription incarne la représentation authentique ». Il a, d’autre part, affirmé que les propos du chef du courant du Futur « confirment la détermination à faire en sorte que les élections aient lieu ». « Je suis optimiste et le scrutin aura lieu dans les délais prévus », a-t-il dit.
Robert Ghanem, président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, et qui dirige également les discussions au sein de la sous-commission ad hoc sur la loi électorale, a estimé de son côté que l’initiative lancée par M. Hariri « mérite d’être prise en considération ».


Toutefois, a-t-il ajouté, pour qu’elle puisse faire l’objet de discussion, il faudrait qu’elle se transforme en proposition de loi que soumettrait le bloc du Futur à la Chambre, d’autant plus qu’il y a des détails qui doivent être précisés.
Chez les Forces libanaises, le député de Zahlé Joseph Maalouf a salué la position de M. Hariri, tout en restant plus ou moins vague sur la décision que prendrait son bloc. « En dépit de notre conviction que la proposition du Rassemblement orthodoxe conduit à la meilleure représentation possible pour les chrétiens, nous allons prendre en compte toutes les craintes de ceux qui rejettent cette proposition, et en particulier celles de nos alliés », a déclaré M. Maalouf.
Pour lui, le 14 Mars « remportera les élections législatives quelle que soit la loi électorale ».
Nidal Tohmé, député du Akkar et membre du bloc du Futur, a appelé tous les protagonistes à « retrouver Saad Hariri à la moitié du chemin ». Pour M. Tohmé, l’ancien Premier ministre « n’a pas seulement répondu aux doléances chrétiennes, il les a aussi adoptées lui-même en préconisant la mise en place d’un Sénat, couplée avec le maintien de la parité confessionnelle à la Chambre ». « Toutes les forces politiques du pays devraient profiter de cette occasion historique », a-t-il lancé.


Son collègue Ziad Kadri (Békaa-Ouest) a rappelé que l’adoption des petites circonscriptions était une demande chrétienne à l’époque de la tutelle syrienne. Et même après le retrait syrien, « le général Michel Aoun est devenu le porte-étendard de la loi de 1960. Hier, M. Hariri est allé plus loin en acceptant des circonscriptions plus petites encore que celles de 1960 », a-t-il souligné.


Chez les aounistes, les réactions sont bien évidemment négatives, quoique dépouillées de contre-argumentation frontale. Ibrahim Kanaan, député du Metn, a ainsi estimé que l’initiative de M. Hariri est une somme de « principes généraux » et ne comporte « rien de nouveau ». « La question n’est pas de savoir s’il faut ou non accepter cette initiative, a-t-il ajouté. Nous sommes en faveur de toute formule prévoyant une parité effective (entre chrétiens et musulmans). Or le projet “orthodoxe” y est propice. Il est donc hors de question de revenir en arrière. »
Son collègue Simon Abiramia (Jbeil) a également estimé que le plan de M. Hariri « n’apporte rien de nouveau » et qu’il est « voué à l’échec ». Il a ajouté, plus sarcastique, qu’il aurait préféré voir M. Hariri « rester sur Twitter ». « Son unique souci est de trouver une loi électorale lui assurant la majorité » à la Chambre, a-t-il dit.


Pour sa part, le ministre d’État Marwan Kheireddine, proche de l’émir Talal Arslane, a estimé que « les propos lénifiants de M. Hariri sont positifs, mais c’est dans l’application que tout se joue ».


Enfin, le ministre en charge des Déplacés, le joumblattiste Alaëddine Terro, a souligné pour sa part que l’initiative de M. Hariri « devrait faire l’objet d’un examen minutieux ». Il a indiqué que le chef du PSP, Walid Joumblatt, pourrait avoir été informé de cette initiative lors de sa récente entrevue à Paris avec M. Hariri. « Mais le fait d’en avoir été informé ne signifie qu’on l’ait acceptée ou rejetée », a-t-il dit, tout en précisant que MM. Hariri et Joumblatt sont convenus lors de cette rencontre de contrer le projet « orthodoxe ».

 

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En revanche, le député Boutros Harb, qui a pris la tête d’une campagne des chrétiens indépendants du 14 Mars contre la proposition de loi électorale du Rassemblement orthodoxe, a qualifié d’ « avancée » et de « tranquillisante » l’initiative de M. Hariri.« Il faut y répondre avec sérieux et un sens des responsabilités. J’espère qu’on ne lui jettera pas la pierre rien que parce qu’elle émane de Saad Hariri ou parce qu’elle ne plaît pas à certaines factions qui entendent primer leurs intérêts particuliers à ceux du Liban », a ajouté le député de Batroun,...
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