Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Conjoncture

L’économie libanaise restera dépendante de l’évolution de la situation en Syrie

Les secteurs moteurs de l’économie libanaise comme le tourisme, l’immobilier, la vente au détail, tout comme l’activité d’investissement, continuent de s’affaiblir dans un contexte d’escalade de la violence en Syrie voisine, a souligné la Deutsche Bank dans son dernier rapport sur la région MENA.

Selon un rapport publié par la Deutsche Bank sur la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), les effets directs de la crise syrienne sur les banques libanaises opérant là-bas demeurent « maîtrisables ». Cité par le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi, le rapport souligne que les banques libanaises autoriseraient les prêts syriens à échéance et ne seraient pas en concurrence au niveau des dépôts bancaires. Toujours selon les mêmes sources, ce qui toucherait davantage ces banques serait le risque de débordement de la crise syrienne au Liban. Les effets néfastes et continus sur les secteurs du tourisme et du commerce ainsi que le renforcement des sanctions économiques à l’égard de la Syrie ont entraîné un ralentissement de la croissance libanaise, indique la Deutsche Bank.
L’institution bancaire a par ailleurs ajouté que les banques libanaises figurent parmi celles ayant le plus de liquidités au monde. Elles opèrent sous des mesures extrêmement conservatrices. Les établissements doivent placer 15 % de leurs dépôts à termes en livres libanaises, 25 % de leurs dépôts à vue et 15 % des dépôts en devises étrangères à la Banque du Liban, tandis que 10 % doivent être investis dans les avoirs en liquidités. Cette politique conservatrice se reflète via un ratio prêts/dépôts parmi les plus bas du monde. Selon la Deutsche Bank, l’escalade de la violence en Syrie et l’incertitude grandissante sur des marchés-clés pourraient se manifester par des risques de coûts élevés pour les banques libanaises.
D’un point de vue macroéconomique, l’institution bancaire a indiqué que l’instabilité interne et régionale avait provoqué des effets négatifs sur les perspectives de croissance au Liban, mettant ainsi un terme aux taux de croissance avoisinant les 8 % en moyenne sur la période 2007-2010. Après un ralentissement de l’activité enregistré en 2011, l’économie libanaise a connu un taux de croissance faible en 2012. Selon la Deutsche Bank, cette tendance devrait se poursuivre en 2013 avec un taux de croissance du PIB à 2,5 %. Les secteurs moteurs de l’économie libanaise comme le tourisme, l’immobilier, la vente au détail, tout comme l’activité d’investissement continuent de s’affaiblir dans un contexte d’escalade de la violence en Syrie voisine. Ainsi, les perspectives de croissance économique pour le Liban demeurent dépendantes de l’évolution de la situation en Syrie, a conclu la Deutsche Bank.
Selon un rapport publié par la Deutsche Bank sur la région Moyen-Orient Afrique du Nord (MENA), les effets directs de la crise syrienne sur les banques libanaises opérant là-bas demeurent « maîtrisables ». Cité par le Lebanon Weekly Monitor de Bank Audi, le rapport souligne que les banques libanaises autoriseraient les prêts syriens à échéance et ne seraient pas en concurrence au niveau des dépôts bancaires. Toujours selon les mêmes sources, ce qui toucherait davantage ces banques serait le risque de débordement de la crise syrienne au Liban. Les effets néfastes et continus sur les secteurs du tourisme et du commerce ainsi que le renforcement des sanctions économiques à l’égard de la Syrie ont entraîné un ralentissement de la croissance libanaise, indique la Deutsche Bank.L’institution bancaire a par ailleurs...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut