Le voleur exige du fabricant de biscuits Bahlsen d'offrir des biscuits à des enfants hospitalisés. Photo d'archives/AFP
Tout a commencé par le vol d'un petit-beurre. Mais pas de n'importe quel petit beurre. Le vol de celui, en métal doré et de 20 kilos, accroché à 5 mètres de hauteur depuis 100 ans au fronton du siège du fabricant allemand de biscuits Bahlsen à Hanovre, dans le nord de l'Allemagne.
Le vol de cette enseigne a été revendiqué quelques jours plus tard dans une lettre adressée à la société et à un journal local, selon la police. Dans cette lettre, dont l'AFP a eu copie jeudi, le Robin des bois du petit-beurre fait chanter Bahlsen, exigeant du fabriquant qu'il offre des biscuits à tous les petits patients de l'hôpital pour enfants de Hanovre.
"Ceux au lait entier, pas ceux avec du chocolat noir dessus", précise-t-il dans ce courrier fabriqué, comme le veut la tradition, avec des mots découpés dans des journaux. Il exige également que les 1.000 euros promis par Bahlsen à toute personne donnant des informations sur le vol soient versés à un refuge pour animaux de la région.
La lettre est signée "Macaron le glouton", personnage de la série pour enfants "1, rue Sésame" ("Sesame Street" en anglais) également connue pour sa marionnette de Kermit la grenouille. Elle est accompagnée d'une photo d'une personne déguisée en Macaron tentant de manger un petit-beurre, selon la police.
"Sinon Oscar (un monstre vert, autre personnage de la série) sera jeté à la poubelle. Vraiment!", menace le maître-chanteur.
Loin de croire à un canular, la police locale mène l'enquête mais sans grand succès jusqu'ici. Il s'agit pour elle d'examiner "s'il s'agit d'une tentative de chantage". Quant au patron du groupe Bahlsen, il affirme vouloir absolument récupérer son enseigne. "On ne nous fera pas chanter", a insisté Werner Bahlsen, selon des propos rapportés par les médias.
L'entreprise familiale, qui exporte ses biscuits dans 80 pays, a toutefois prévu d'offrir 52.000 petits-beurre à 52 institutions spécialisées dans le travail social. Et juré qu'il ne s'agissait pas d'un gag marketing.
Le vol de cette enseigne a été revendiqué quelques jours plus tard dans une lettre adressée à la société et à un journal local, selon la police. Dans cette lettre, dont l'AFP a eu copie jeudi, le Robin des bois du petit-beurre fait chanter Bahlsen, exigeant du fabriquant qu'il offre des biscuits à tous les petits patients de l'hôpital pour enfants de Hanovre.
"Ceux au lait entier, pas ceux avec du chocolat noir dessus", précise-t-il dans ce courrier fabriqué, comme le veut la tradition, avec des mots découpés dans des journaux. Il...

