Forum « Législatives 2013 : Tribunes libres ? »
Dans le but d’accompagner les législatives 2013, la faculté de publicité et médias de l’Université antonine (UPA) lance, sous le thème « Législatives 2013 : Tribunes libres ? », une série de rencontres politico-médiatiques avec des partis politiques, des candidats indépendants, des médias et des agences de publicité. Ces rencontres, qui se tiendront du 25 février au 1e mars au campus principal de l’UPA à Baabda-Hadath, visent à renforcer la transparence de la campagne électorale, en accordant la parole à ses composantes principales : les politiques, les médias et les agences de publicité invités à venir exposer au public de l’Université antonine, étudiants et enseignants, et à travers eux au grand public libanais, leurs stratégies pour les prochaines élections.
Pour plus d’infos : www.upa.edu.lb/unites-universitaires/facultes-et-departements/faculte-de-publicite-et-de-medias/activites.html
Sur le Web
http ://eyeontheeast.org
« Eye on the East » (Œil sur l’Orient) est un blog sur l’histoire, la politique, la société et la culture au Liban et dans le monde arabe. À la base de ce blog – tenu par Marina Chamma, licenciée en sciences politiques et détentrice d’une maîtrise en économie politique internationale – des notes postées sur Facebook par la blogueuse sur une variété de sujets qui unissent ou divisent la région.
Tiré du .Net
Les jeunes Libanais font le mur
À Beyrouth, des jeunes, plutôt aisés, perpétuent la tradition du graff pour soutenir la révolution syrienne et exiger des réformes sociales. Une pratique de moins en moins tolérée par le pouvoir libanais, qui multiplie les intimidations et les arrestations.
Le symbole est fort. Bombes à la main et pochoirs sous le bras, ils sont une centaine de graffeurs à défier le pouvoir ce soir-là. C’est devant l’œil curieux d’un militaire qu’ils secouent leurs sprays et recouvrent en quelques minutes un mur. Par-ci, deux mains entrelacées qui représentent l’union de la Syrie et du Liban, par-là, un mégaphone qui fait face à une arme et au milieu, une écolière qui écrit : « Le peuple connaît son chemin. »
D’ordinaire discrets, les graffeurs de la capitale libanaise ont décidé de se rassembler pour défendre la liberté d’expression. Leur leitmotiv, l’arrestation de plusieurs d’entre eux. Au Liban, même si officiellement la loi punit toute dégradation de l’espace publique, les forces de l’ordre ont toujours laissé faire les « artistes ». Lorsque le message politique ne leur plaît pas, ils repeignent le mur sans rechercher l’auteur. C’est d’ailleurs ce que les autorités feront après ce rassemblement. Ces arrestations montrent que cette fois-ci, la police a décidé d’agir. Sur ordre ou par excès de zèle ? Mystère. Pour ces graffeurs-activistes, l’insurrection syrienne et l’approche des élections législatives libanaises pousseraient le gouvernement à les réprimer.
« Le graffiti est avant tout politique »
Khoder Salameh est l’un de ces graffeurs récemment arrêtés. Chemise soigneusement rentrée dans le pantalon et chaussures de ville aux pieds, ce jeune de 26 ans soutient l’insurrection syrienne depuis maintenant 14 mois. Alors qu’un soir, il vient de taguer sur un mur de Beyrouth « La révolution continue en Syrie », des militaires le repèrent. Un sit-in d’activistes réclamant sa libération, il sera relâché au bout de 24 heures. En échange de quoi, il s’engage à ne plus exprimer ses opinions politiques sur les murs de la ville. Sa présence au rassemblement prouve qu’il n’a aucunement l’intention de tenir sa promesse. « Avec ces arrestations, l’État a décidé d’entrer en guerre contre nous. Il cible les jeunes qui sont très actifs contre les forces politiques traditionnelles et le sectarisme », explique-t-il.
C’est en faisant ses études à Strasbourg que Khoder Salameh découvre le graffiti. Membre d’un groupe d’anarchistes, il dénonce la politique de Nicolas Sarkozy et le sommet de l’OTAN en taguant les murs de la capitale alsacienne. À son retour au Liban, il continue et dénonce alors la corruption, le sectarisme et l’absence de réformes sociales. Pour ce jeune activiste, « le graffiti est avant tout politique et social ».
Pour lire l’intégralité de l’article, visitez le site :
www.alternatives-internationales.fr/les-jeunes-libanais-font-le-mur_fr_art_1153_59311.html
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