Le ridicule ne tue pas toujours, des fois il fait rire...
Il aura fallu six jours de causettes et de conciliabules, émaillés d’apartés conspirateurs pour que les députés de la sous-commission parlementaire, chargée de carburer sur le nouveau projet de loi électorale, viennent nous annoncer à grands coups de cymbales que les travaux sont suspendus, en attendant que les sous-fifres politiques en réfèrent à leurs suzerains.
Qu’est-ce qu’il doit se dire comme âneries à huis clos, pour qu’au sortir du trou, les élus de cette République de poche commencent d’abord par enfiler les poncifs autosatisfaits, assortis de pensées puissantes et définitives sur les « vertus du dialogue », « le respect de la différence », « l’écoute de l’Autre » et nani nanère... Traduction sans langue de bois : tout le monde s’en tape. Nous aussi !
Par la suite, incroyable mais vrai, Istiz Nabeuh a eu une idée : il a proposé que les mouches du coche se réunissent une fois par jour au lieu de deux. Un artiste du système D, celui-là ! Demain, il nous annoncera que les tromblons se retrouveront une fois par semaine. Ensuite, qui sait, une fois par mois, puis aux équinoxes. Les sous-barons passeraient par hasard devant le Parlement, entendraient de la musique, verraient de la lumière et monteraient boire un coup. Ils feraient une analyse littéraire des invectives de la semaine, et puis rebelote, chacun s’en ira à nouveau insulter les autres dans son coin. C’est ce qui s’appelle donner du temps au temps. On nous en dira tant !
Les dialoguistes, place de l’Étoile, sont vraiment impayables ! Quatre millions de Libanais les fixent de leurs yeux qui regardent passer les trains, espérant une improbable étincelle du frottement de leurs neurones, et tout ce qu’ils récoltent après des heures de palabres c’est « Inch’allah, Boukra, Maalech ». IBM version arabe, quoi !
Allez, on a compris : au rythme où vont les chicanes, ce n’est pas après-demain la veille que l’électeur-cobaye s’en ira porter ses burnes devant les urnes.
gabynasr@lorientlejour.com
Il aura fallu six jours de causettes et de conciliabules, émaillés d’apartés conspirateurs pour que les députés de la sous-commission parlementaire, chargée de carburer sur le nouveau projet de loi électorale, viennent nous annoncer à grands coups de cymbales que les travaux sont suspendus, en attendant que les sous-fifres politiques en réfèrent à leurs suzerains.
Qu’est-ce qu’il doit se dire comme âneries à huis clos, pour qu’au sortir du trou, les élus de cette République de poche commencent d’abord par enfiler les poncifs autosatisfaits, assortis de pensées puissantes et définitives sur les « vertus du dialogue », « le respect de la différence », « l’écoute de l’Autre » et nani nanère... Traduction sans langue de bois : tout le...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef