Le président de la République recevant hier une délégation du corps consulaire pour les vœux de la nouvelle année à Baabda, hier. Photo Dalati et Nohra
Le président de la République, Michel Sleiman, a indiqué hier que « l’année 2012 a été spécialement marquée par le dialogue, en dépit de sa suspension pour des raisons qui sont en réalité infondées ». « Les critiques portées contre le gouvernement ne sont qu’une raison supplémentaire pour prendre part au dialogue. Celui-ci doit se poursuivre, indépendamment de la personne du Premier ministre qui est, comme les autres, un acteur à la table de dialogue », a-t-il ajouté.
Il a valorisé dans ce cadre la déclaration de Baabda, « dont l’esprit reflète les moyens de surmonter les prochaines échéances de 2013 ». Jugeant « assez bon » le rendement de l’actuel gouvernement, le chef de l’État a surtout mis l’accent sur l’importance de la proportionnelle, qui est le scrutin adopté dans le projet de loi électorale présenté par le gouvernement. « La proportionnelle est la meilleure formule pour le Liban », a-t-il affirmé, sans écarter la possibilité à ce stade « d’adopter un scrutin mixte, selon un découpage voté au Parlement ».
Loi électorale
Sans évoquer expressément la proposition de loi électorale présentée par le Rassemblement orthodoxe, il a déploré le fait que « certains projets renforcent l’extrémisme, quand bien même ils favorisent la pluralité au sein de chaque confession ». Du reste, il a tenu à saluer « le rôle joué par la presse libanaise, puisque la majorité des articles rédigés par des journalistes, anciens ou nouveaux dans le métier, ont touché à l’information juste et vraie en matière de loi électorale ». S’agissant par ailleurs des réformes attendues sur le plan interne, le président Sleiman a mis l’accent sur la nécessité de « poursuivre les préparatifs pour les prochaines législatives et de soumettre le projet de loi de la décentralisation administrative au Parlement. Nous devons également revoir les réformes constitutionnelles ». « Le principe est celui de la répartition des responsabilités, et non les tiraillements au sein du pouvoir », a-t-il souligné.
Il a espéré par ailleurs que « l’année 2013 verra la libération des otages libanais en Syrie. Leur détention jusqu’à ce jour ne profite en rien à leurs ravisseurs, ni sur le plan politique ni sur le plan militaire ».
Dressant ainsi le bilan de l’année écoulée devant les membres du corps consulaire accrédités au Liban, venus lui présenter leurs vœux à Baabda pour la nouvelle année, le chef de l’État a rappelé que « notre politique doit être purement libanaise et doit se concilier avec celle de la Ligue arabe, notamment en ce qui concerne les dossiers régionaux ».
« Un soutien interne... »
Le doyen du corps consulaire au Liban, Joseph Habis, a valorisé « les efforts du président Sleiman pour rétablir la stabilité ». « Ces efforts méritent le soutien de la communauté internationale, mais nécessitent surtout un appui intérieur que le président tente d’ailleurs d’obtenir en multipliant ses initiatives », a-t-il noté.
Par ailleurs, le chef de l’État s’est réuni avec les nouveaux ambassadeurs accrédités dans plusieurs pays étrangers, notamment Youssef Sayah (Brésil), Ghassan Moallem (Algérie), Chawki Nassar (Russie), Houssam Diab (sultanat d’Oman) et Khalil Karam (Unesco).
M. Sleiman leur a transmis la position libanaise officielle à tenir sur nombre d’affaires régionales et locales et les a invités à s’y conformer.
Parmi les visiteurs de Baabda hier, le ministre palestinien de l’Intérieur, Saad Abou Ali, le gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé ainsi que le député Samir el-Jisr. Le chef du parti Waad, Joseph Hobeika, a remis au président une invitation à participer à la commémoration de l’assassinat de l’ancien ministre Élias Hobeika qui aura lieu le 27 janvier.
Il a valorisé dans ce cadre la déclaration de Baabda, « dont l’esprit reflète les moyens de surmonter les prochaines échéances de 2013 ». Jugeant « assez bon » le rendement de l’actuel gouvernement, le chef de l’État a surtout mis l’accent sur l’importance de la proportionnelle, qui est le scrutin adopté dans le projet...

