Le député Fouad el-Saad a estimé que « les chrétiens se trouvent devant une alternative restreinte : soit ils optent pour le projet associé à la Rencontre orthodoxe et mettent fin à la présence des chrétiens au Liban en provoquant d’innombrables guerres civiles, soit ils préservent la formule de la coexistence et du destin commun à tous les Libanais ».
Dans une interview accordée au quotidien koweïtien al-Anbaa, et publiée aujourd’hui, l’ancien député du bloc joumblattiste a insisté sur le danger que porte, selon lui, le projet dit orthodoxe. Et de conclure : « Face aux divisions confessionnelles et politiques internes, la loi de 1960 reste la plus réaliste par rapport aux propositions avancées, tant elle préserve l’entité libanaise, en dépit des conflits civils ayant secoué le pays pendant plus de trente ans. »
En revanche, pour le député Jamal Jarrah, membre du bloc du Futur, également hostile au projet du Rassemblement orthodoxe, « la loi de 1960 est entachée de profondes failles ». Rappelant que « le courant du Futur s’attache à améliorer la représentation chrétienne, de sorte à dissiper les appréhensions du partenaire chrétien », il a insisté sur « l’enjeu de préserver l’unité nationale », qui ne saurait être occulté.
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