À seulement 29 ans, Gabart (Macif) collectionne les places d’honneur, s’affirme comme le patron de la 7e édition de cette régate planétaire et – avec un matelas de quelque 275 milles d’avance (à 18h00 heure libanaise hier) sur son poursuivant immédiat, Armel Le Cléac’h (Banque populaire) – a de bonnes chances d’inscrire son nom au palmarès de l’Everest des mers.
Pour autant, aucune forfanterie et beaucoup de lucidité chez le « poulain » de Desjoyeaux. « Je pense qu’Armel va un peu revenir, a-t-il confié à la vacation de la mi-journée. Je devrais être à l’équateur normalement dans un peu moins de 24 heures. » Interrogé sur la façon dont il vivait sa position de leader, il a simplement répondu qu’« il faut savoir se réjouir des bons moments, c’est le cas en ce moment ».
À une demi-journée de route derrière lui, un Finistérien affamé pousse les feux et ne lâche rien.
La course n’est pas finie
« Fin de course assez complexe. On est à fond pour pouvoir revenir sur François, mais il faut avoir des opportunités, a déclaré Le Cléac’h lors de la même vacation. Pour l’instant, ce n’est pas trop le cas. Le Pot-au-Noir va être un peu difficile à franchir, notamment pour lui. On va voir à quelle sauce il va être mangé. On espère que ça se passera bien pour nous. »
« La fin de course est assez complexe avec les Açores et le golfe de Gascogne, a-t-il souligné. On espère qu’il y aura des ouvertures. On va tout donner jusqu’à la fin de course. Le bateau va bien, je le surveille, mais il est à 100 % de son potentiel. »
La dernière phase de cette bataille de l’Atlantique entre le benjamin de la course et « le chacal » (le surnom de Le Cléac’h), tous deux à la barre de machines très similaires, va être passionnante.
Car la course n’est pas finie. Après le piège météo du Pot-au-Noir, se profile celui de l’anticyclone des Açores avant l’ultime rush dans le golfe de Gascogne, souvent difficile à négocier.
Derrière, loin derrière, trois concurrents sont encore dans le Pacifique.
Le Français Bertrand de Broc (EDM Projets) devrait passer le Horn mardi, devant son compatriote Tanguy de Lamotte (Initiatives cœur) et le Franco-Italien Alessandro di Benedetto (Team Plastique).
Tous trois vivent une autre course, une autre aventure, à la barre de voiliers moins sophistiqués, moins rapides mais aussi durs à mener.
(Source : agences)


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