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À La Une - Citoyen Grognon

Démissionnaire...

Misérables... C’est le moins qu’on puisse dire des habitants de Hay el-Sellom, dont les logements ont été inondés, lors de la récente tempête, par un fleuve en furie gonflé de pluies torrentielles.


Misérables, au point de construire leurs habitations dans le lit du Ghadir ou au mieux sur ses rives. De manière anarchique. Voire illégale. Sans respect des consignes de sécurité. Sans contrôle aucun. Faisant fi des mises en garde d’une municipalité en mal d’autorité. Méprisants d’une infrastructure peu développée, inadaptée à l’urbanisation sauvage et galopante.


Ont-ils seulement eu le choix, ces migrants des zones rurales défavorisées du Hermel, de Baalbeck, du Sud ou d’ailleurs, lorsqu’ils ont choisi de s’installer en bordure de la capitale, dans l’espoir d’y trouver un gagne-pain? Probablement attirés par des proches déjà sur place, ils étaient loin de se douter qu’ils viendraient grossir la ceinture de pauvreté d’un quartier ravagé par le dénuement et la surpopulation.


Un quartier où règne en maître absolu la loi du fait accompli, celle des partis et des armes, mais qui souffre dramatiquement de l’absence criante des autorités. Aucun urbanisme dans ce quartier qui a grandi trop vite. Pas la moindre planification. Pas même la plus petite marque de civisme de la part d’habitants habitués à jeter leurs ordures, voire leurs vieux meubles, dans le lit du fleuve. Ce fleuve large d’une douzaine de mètres à l’origine, mais qui ne mesure plus, par endroits, que trois à quatre mètres tout au plus ! Présage de catastrophes à venir, si aucune mesure concrète n’est prise.


Grand absent, l’État libanais est montré du doigt. Il n’a pas habitué le citoyen à mieux. Démissionnaire, il l’a toujours été, du Nord au Sud. Dans maintes circonstances. Après maintes catastrophes. Un véritable gâchis !
Après avoir lancé la pierre aux habitants lésés, après avoir critiqué leur inconscience et leur entêtement, il s’est finalement décidé à leur distribuer quelques billets en guise d’indemnisation, histoire de leur montrer son intérêt, en attendant de régler le problème de manière définitive.


Mais il est à parier que l’affaire sera enterrée sitôt les dégâts de la tempête sommairement réparés... dans l’attente des prochaines inondations.

Misérables... C’est le moins qu’on puisse dire des habitants de Hay el-Sellom, dont les logements ont été inondés, lors de la récente tempête, par un fleuve en furie gonflé de pluies torrentielles.
Misérables, au point de construire leurs habitations dans le lit du Ghadir ou au mieux sur ses rives. De manière anarchique. Voire illégale. Sans respect des consignes de sécurité. Sans contrôle aucun. Faisant fi des mises en garde d’une municipalité en mal d’autorité. Méprisants d’une infrastructure peu développée, inadaptée à l’urbanisation sauvage et galopante.
Ont-ils seulement eu le choix, ces migrants des zones rurales défavorisées du Hermel, de Baalbeck, du Sud ou d’ailleurs, lorsqu’ils ont choisi de s’installer en bordure de la capitale, dans l’espoir d’y trouver un gagne-pain? Probablement...
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