Sixième jour de manifestations sunnites contre Maliki
OLJ /
le 29 décembre 2012 à 00h53
À Ramadi, des manifestants bloquant une autoroute qui relie Bagdad à la Jordanie et à la Syrie. Ali el-Mashhadani/Reuters
Plusieurs milliers d’habitants de la province à majorité sunnite d’Anbar bloquaient hier pour le sixième jour consécutif une importante autoroute à l’ouest de Bagdad pour réclamer la démission du Premier ministre chiite Nouri el-Maliki. De très importantes manifestations ont lieu depuis dimanche dans les provinces de Ninive et de Salaheddine à majorité sunnite, mais c’est dans celle d’Anbar qu’elles ont mobilisé le plus de monde. Elles ont débuté à la suite de l’arrestation le 20 décembre pour « terrorisme » d’au moins neuf gardes du ministre des Finances Rifaa el-Issawi, un sunnite. À Ramadi, chef-lieu de la province d’Anbar à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, les manifestants bloquent une autoroute qui se scinde en deux branches pour relier Bagdad à la Jordanie et à la Syrie. Ils ont appelé hier à la libération des prisonniers qui ont été arrêtés, selon eux, sur des motifs confessionnels par le pouvoir, dominé par les chiites. Certains brandissaient des banderoles appelant au départ de M. Maliki. « Les Irakiens sont unis », indiquait un communiqué diffusé par l’un des groupes organisateurs de la manifestation, la Coordination des comités de la révolution. « Ils n’ont pas besoin d’une conférence de réconciliation supervisée par un Premier ministre sectaire », ajoute le texte, en référence à une proposition de M. Maliki de réunir les différents acteurs de la crise pour tenter d’y trouver une issue. L’influent imam chiite Moqtada Sadr, rival du chef du gouvernement, a par ailleurs exprimé son soutien aux manifestants sunnites et a condamné la « politique sectaire » de Maliki. Dans un discours à Bagdad, M. Maliki a pour sa part jugé que « bloquer des routes et susciter un conflit confessionnel » est « inacceptable ». Il vaut mieux « que nous parlions et que nous nous mettions d’accord (...) pour mettre fin à nos problèmes et à nos différences », a-t-il ajouté. Membre du bloc laïc Iraqiya soutenu par la communauté sunnite, le ministre des Finances Rifaa el-Issawi avait réclamé la semaine dernière la démission de M. Maliki après avoir fait état de l’arrestation de plusieurs de ses gardes. Le bloc Iraqiya et d’autres membres du fragile gouvernement d’union de M. Maliki accusent depuis plus d’un an le Premier ministre d’accaparer le pouvoir. L’arrestation des gardes de M. Issawi intervient un an après celle de gardes du vice-président Tarek el-Hachémi, membre d’Iraqiya, également accusés de « terrorisme ». Plusieurs d’entre eux ont depuis été condamnés à mort. Un mandat d’arrêt a également été émis contre M. Hachémi, qui s’est enfui à l’étranger. Plusieurs fois condamné à mort par contumace, il rejette toutes les accusations portées contre lui, notamment de meurtre, assurant qu’elles ont été montées de toutes pièces pour des raisons politiques. (Source : agences)
Plusieurs milliers d’habitants de la province à majorité sunnite d’Anbar bloquaient hier pour le sixième jour consécutif une importante autoroute à l’ouest de Bagdad pour réclamer la démission du Premier ministre chiite Nouri el-Maliki. De très importantes manifestations ont lieu depuis dimanche dans les provinces de Ninive et de Salaheddine à majorité sunnite, mais c’est dans celle d’Anbar qu’elles ont mobilisé le plus de monde. Elles ont débuté à la suite de l’arrestation le 20 décembre pour « terrorisme » d’au moins neuf gardes du ministre des Finances Rifaa el-Issawi, un sunnite. À Ramadi, chef-lieu de la province d’Anbar à une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, les manifestants bloquent une autoroute qui se scinde en deux branches pour relier Bagdad à la Jordanie et à la Syrie....
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