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Nos lecteurs ont la parole

Calmons-nous

Raymond NAHAS
Qu’il est triste d’assister chaque jour à ces empoignades au sein d’une classe politique qui se déchire, s’accuse, s’insulte et se réconcilie sur des sujets qui intéressent souvent l’avenir de notre nation.
Les écoutes téléphoniques sont interdites d’après notre ministre des Télécommunications, qui essaie par tous les moyens de faire plaisir à son mentor. Mais c’est quand même deux poids, deux mesures, car les communications qui intéressent son camp peuvent passer dans le domaine public, cependant que les autres sont par contre trop confidentielles.
Même cas pour l’aide à la «Syrie-sœur». Des dizaines de combattants barbus sont exécutés les armes à la main, mais il est défendu d’envoyer armes et munitions aux insurgés, qui vivent des moments difficiles sans armes pour se défendre.
Et que dire de l’électricité, du pétrole, des municipalités, des élections, etc.?
Nous demandons instamment à tous les parlementaires, à tous les journaux et télévisions d’arrêter ces polémiques et ces surenchères et de penser uniquement Liban.
Où allons-nous, dans ce Liban passionné, où la moindre allusion, la moindre prise de position risque de déboucher sur un massacre?
De grâce, arrêtons ces polémiques, arrêtons ces discours enflammés qui excitent le peuple, arrêtons ces accusations journalières entre les deux camps.
Ces provocations sont inutiles et empêchent tout dialogue sincère alors que nous avons besoin de paix pour régler nos problèmes, surtout actuellement, quand tous les pays arabes sont en ébullition, alors que notre position de nation calme et paisible peut nous permettre d’accroître nos revenus économiques, et de faire de notre pays le pays phare de paix et d’accueil de toute la région.

Raymond NAHAS
Qu’il est triste d’assister chaque jour à ces empoignades au sein d’une classe politique qui se déchire, s’accuse, s’insulte et se réconcilie sur des sujets qui intéressent souvent l’avenir de notre nation. Les écoutes téléphoniques sont interdites d’après notre ministre des Télécommunications, qui essaie par tous les moyens de faire plaisir à son mentor. Mais c’est quand même deux poids, deux mesures, car les communications qui intéressent son camp peuvent passer dans le domaine public, cependant que les autres sont par contre trop confidentielles.Même cas pour l’aide à la «Syrie-sœur». Des dizaines de combattants barbus sont exécutés les armes à la main, mais il est défendu d’envoyer armes et munitions aux insurgés, qui vivent des moments difficiles sans armes pour se défendre. Et que dire de...
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