Ziad Kreidy sera à la librairie Antoine des Souks pour dédicacer et parler de son livre « Les avatars du piano » ce soir, à 17h. L’occasion de rencontrer un instrument et son histoire.
Le piano, instrument consensuel, «symbole de la civilisation occidentale», passionne, fascine, charme. Mais voilà où le bât blesse: on le sous-estime, on parle de lui au singulier, comme s’il était unique. Dans un court ouvrage analytique, proche d’une thèse, Ziad Kreidy revient sur la forme de cet instrument exceptionnel. Le piano est symbole d’une certaine modernité: «On est loin de la percussion, du souffle dans un instrument à vent, du coup d’archet, manières intuitives, caractéristiques des anciennes civilisations, de produire un son.» Cet instrument-là est complexe, a vécu et s’est transformé. Réfléchir à sa nature nous fait alors reprendre en filigrane de grands débats sur l’identité multiple d’un instrument unique. L’interrogation est lancée: doit-on respecter à ce point l’auteur d’un chef-d’œuvre pour n’utiliser que l’instrument exact auquel était destinée sa composition? Doit-on donner plus d’importance à l’instrument qu’à l’interprétation de l’œuvre? Dans cette étude, historique et documentée, l’auteur apporte des éléments de réponse et donne son avis sur ces débats qui font l’âme de l’instrument. «Il n’y a pas deux pianos pareils», bien sûr, mais à quoi ont mené ces trois cents ans d’évolution? Pierre Boulez, cité dans le livre, répond: «Il s’agit de faire évoluer ce monument, cette institution, cet objet massif et spectaculaire vers des sonorités inouïes.» Pianoforte, clavecin, Érard, Pleyel, échappement simple, double, etc., autant de nuances que cache la «puissance hégémonique du piano moderne» et que le lecteur, érudit ou non, mais nécessairement amateur de piano, découvrira avec délectation dans ce court et instructif ouvrage, aux éditions Beauchesne, collection L’éducation musicale.
Le piano, instrument consensuel, «symbole de la civilisation occidentale», passionne, fascine, charme. Mais voilà où le bât blesse: on le sous-estime, on parle de lui au singulier, comme s’il était unique. Dans un court ouvrage analytique, proche d’une thèse, Ziad Kreidy revient sur la forme de cet instrument exceptionnel.Le piano est symbole d’une certaine modernité: «On est loin de la percussion, du souffle dans un instrument à vent, du coup d’archet, manières intuitives, caractéristiques des anciennes civilisations, de produire un son.» Cet instrument-là est complexe, a vécu et s’est transformé. Réfléchir à sa nature nous fait alors reprendre en filigrane de grands débats sur l’identité multiple d’un instrument unique. L’interrogation est lancée: doit-on respecter à ce point l’auteur d’un...
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