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À VOUS LA PAROLE

Il est temps que la profession d’infirmier soit reconnue à sa juste valeur

Nathalie Mounayar, 20 ans, étudiante en 3e année de sciences infirmières à l’université de Balamand.

Je ne me rappelle pas vraiment quel âge j’avais lorsque j’ai vu une infirmière pour la première fois. J’étais sûrement très jeune car depuis mon enfance je tombais fréquemment malade et j’avais souvent besoin d’hospitalisation. Je trouvais les infirmières très gentilles. Elles me traitaient avec patience et une extrême bonté.
Puis vint le jour où je devais choisir mon futur métier. Attirée par le domaine de l’éducation, je n’étais pourtant pas sûre de la filière à choisir. Rien ne semblait me convenir vraiment, peut-être à cause de la petite infirmière qui sommeillait en moi. J’aime les gens et cette profession demande de l’amour. J’ai de la patience. Et j’aime apprendre aux autres comment préserver leur santé et cette profession demande toutes ces qualités. Lorsque finalement j’ai pris la décision de poursuivre des études en sciences infirmières, il a fallu convaincre mes parents de mon choix de carrière. Ils ne comprenaient pas que moi, « intelligente et brave », je choisisse de devenir infirmière. Ils pensaient à tort que cette profession était réservée à ceux et celles qui ne réussissaient pas dans d’autres domaines. Il m’a fallu du temps pour leur expliquer que ce métier est plus difficile que d’autres et qu’il forme des personnes, compétentes, qualifiées et responsables. Il y avait un autre « obstacle » : le regard dévalorisant que porte la société sur l’infirmier. Bien que de plus en plus de gens admirent le rôle de l’infirmier et savent l’importance de sa fonction, d’autres continuent de le regarder comme étant inférieur.

Peut-on imaginer la vie sans infirmiers ?
L’infirmier et l’infirmière font plus qu’offrir des soins aux malades. Ils sont comme les avocats qui défendent les plus faibles, les enseignants qui apprennent aux autres comment prendre soin d’eux-mêmes, les surveillants qui protègent, les « leaders » qui donnent l’exemple, les communicateurs qui rassurent. Ils ne font pas qu’exécuter des ordres, donner des médicaments, prendre la tension ou la température... Ce sont des professionnels formés sur les médicaments, la psychologie, la sociologie, les civilisations...
Je sais qu’il y aura des moments difficiles. Je serai obligée d’accepter une charge de travail supplémentaire, d’être accusée injustement d’erreurs que je n’ai pas commises. Je subirai l’insatisfaction et les plaintes injustifiées des patients et de leurs familles. Mais je suis prête à jouer ce rôle et à changer, avecmes collègues, l’image de l’infirmier.
J’espère comme étudiante en sciences infirmières et comme future infirmière qu’il y aura un changement au niveau de la perception des gens de cette profession. J’espère qu’en la verra finalement telle qu’elle est vraiment et que les autres saisitant son importance.
Je ne me rappelle pas vraiment quel âge j’avais lorsque j’ai vu une infirmière pour la première fois. J’étais sûrement très jeune car depuis mon enfance je tombais fréquemment malade et j’avais souvent besoin d’hospitalisation. Je trouvais les infirmières très gentilles. Elles me traitaient avec patience et une extrême bonté. Puis vint le jour où je devais choisir mon futur métier. Attirée par le domaine de l’éducation, je n’étais pourtant pas sûre de la filière à choisir. Rien ne semblait me convenir vraiment, peut-être à cause de la petite infirmière qui sommeillait en moi. J’aime les gens et cette profession demande de l’amour. J’ai de la patience. Et j’aime apprendre aux autres comment préserver leur santé et cette profession demande toutes ces qualités. Lorsque finalement j’ai pris la...
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