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À La Une - Disparition

Le père du code-barres est mort

L'idée est venue à Joseph Woodland d'utiliser le motif à rayures zébrées pour stocker des informations alors qu'il dessinait des lignes dans le sable.

L'inventeur du code-barres, Norman Joseph Woodland, est mort le 9 décembre 2012. Archives AFP

Ils sont partout. Sur la bouteille de produit vaisselle et celle de Château Margaux, l'hebdo d'actualité, le dernier Elle, la boîte de six oeufs, l'armoire pour chambre d'enfant, au poignet des malades dans certains hôpitaux, sur les livres, sur le kilo de poires... 

Des milliards d'entre eux sont scannés à travers le monde chaque jour.

 

Le code-barres a perdu son inventeur, dimanche, en la personne de Norman Joseph Woodland, rapporte la presse américaine. 

Cet Américain qui a révolutionné la distribution est décédé à l'âge de 91 ans, des suites de la maladie d'Alzheimer dans une maison de retraite dans le New Jersey, où il était né. 

 

Joseph Woodland, marié et père de deux filles, était ingénieur en mécanique et a travaillé pour IBM durant 35 ans avant de prendre sa retraite en 1987.

 

L'idée lui est venue d'utiliser le motif à rayures zébrées pour stocker des informations alors que Joseph Woodland dessinait des lignes dans le sable à Miami Beach, il y a 64 ans, a déclaré au New Jersey Record, sa fille Susan Woodland.

Tout a commencé avec le morse, ce langage que Woodland avait appris petit, chez les scouts.

"Vous allez prendre ce que je raconte pour un conte de fée", a dit M. Woodland au magazine Smithsonian en 1999, rapporte le New York Times. "J'ai planté quatre doigts dans le sable, et pour une raison qui m'échappe, j'ai ramené ma main vers moi et dessiné quatre lignes. J'ai dit  : +Mince alors, ces quatre lignes, elles pourraient être fines ou plus larges, au lieu de points" utilisés en code morse. 

 

 

Norman Joseph Woodland est les plans de son scanner pour code-barres. IBM

 

 

Quelques secondes plus tard, M. Woodland dessinait un cercle autour des lignes. Le cercle devait, dans l'esprit de l'ingénieur, permettre de scanner plus facilement.

 

Woodland et son associé, Bernard Silver, qui ont enseigné à l'université Drexel de Philadelphie, s'étaient mis à travailler au développement du code-barres après que la direction d'une chaîne de supermarchés leur eut demandé de trouver une meilleure façon de tracer et d'inventorier les produits.

 

 

Lui et Silver, décédé dans les années 1960, ont déposé le brevet du code-barres en 1952, a indiqué Susan Woodland, et l'ont vendu à l'entreprise d'électronique Philco ... pour 15.000 dollars.

 

 

Problème, pour lire le code de Woodland, il fallait un immense scanner, très cher et encombrant, rappelle le New York Times et l'invention est un peu oubliée.

 

Tout repart dans les années 70, avec le développement de la technique du laser et l'avènement des micro-processeurs. 

 

Woodland fait, là aussi, partie de l'équipe qui développe le laser capable de lire les codes-barres, transformant la manière de faire les courses des Américains puis d'une bonne partie du reste du monde.

 

Parallèlement, un collègue de Woodland à IBM, George J. Laurer, transforme le code en cercle, en code rectangulaire, que nous connaissons aujourd'hui et qui s'affiche partout dans notre quotidien.

Ils sont partout. Sur la bouteille de produit vaisselle et celle de Château Margaux, l'hebdo d'actualité, le dernier Elle, la boîte de six oeufs, l'armoire pour chambre d'enfant, au poignet des malades dans certains hôpitaux, sur les livres, sur le kilo de poires... 
Des milliards d'entre eux sont scannés à travers le monde chaque jour.
 
Le code-barres a perdu son inventeur, dimanche, en la personne de Norman Joseph Woodland, rapporte la presse américaine. 
Cet Américain qui a révolutionné la distribution est décédé à l'âge de 91 ans, des suites de la maladie d'Alzheimer dans une maison de retraite dans le New Jersey, où il était né. 
 
Joseph Woodland, marié et père de deux filles, était ingénieur en mécanique et a travaillé pour IBM durant 35 ans avant de prendre sa retraite en 1987.
 
L'idée lui est...
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