Selon Le Figaro, les États-Unis et la Russie se seraient entendus pour dépêcher l’émissaire international Lakhdar Brahimi négocier un départ du président syrien Bachar el-Assad. Archives AFP
Alors que les affrontements se font de plus en plus violents aux portes de Damas, les États-Unis et la Russie se seraient entendus pour dépêcher l’émissaire international Lakhdar Brahimi négocier un départ du président syrien Bachar el-Assad, rapporte le quotidien français Le Figaro dans son édition de vendredi.
Une démarche qui pourrait "s'apparenter à la remise d'un ultimatum pour que le président syrien quitte le pouvoir dans +la dignité+", note le quotidien, qui rappelle les propos tenus par l’ancien ambassadeur américain en Syrie Robert Ford à la BBC : "Les Russes se rendent compte que bientôt Bachar el-Assad sera isolé à Damas, et qu'il aura perdu son aéroport par où lui parviennent ses armes".
Jeudi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaël Bogdanov, a en outre reconnu que "le régime et le gouvernement syrien perdent de plus en plus de terrain". C'est la première fois en vingt mois de crise que Moscou, le plus important allié de Damas avec l'Iran, dresse un tel constat.
Pour Le Figaro, les négociations entre Washington et Moscou sur l’issue de la crise en Syrie sont bien engagées après deux rencontres de haut niveau à Dublin et à Genève, durant lesquelles M. Brahimi était présent.
Selon le quotidien, citant des sources dans l’entourage du médiateur international, Moscou a renoncé à exiger que Bachar el-Assad puisse jouer un rôle dans une phase de transition politique. Désormais, "pour Moscou, Bachar peut rester président, mais sans compétence, et il ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle de 2014, contrairement à ce que les Russes souhaitaient à Dublin", selon la source citée par Le Figaro.
Les discussions entre les deux capitales ont porté aussi sur les personnalités qui pourraient figurer dans un gouvernement de transition et les éventuelles terres d’asile qui pourraient être proposées au chef de l’État syrien.
Le journal indique, citant un diplomate de l’équipe de émissaire international, que M. Brahimi pourrait se rendre la semaine prochaine à Damas porteur d'un message à Assad dont les termes seraient : "c'est votre dernière chance de quitter le pouvoir dans la dignité".
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11 h 48, le 14 décembre 2012