Encore une année presque terminée, un autre Noël en perspective. Il est déjà déprimé à l’idée de ce qui l’attend. L’inflation des pères Noël ringards avec de petites cloches qui envahissent chaque coin de rue par dizaines le répugne. Il doit affronter tous les jours des embouteillages monstres qui le rendent dingue. Il y a aussi les klaxons, les insultes, la nervosité des gens. Bel esprit de Noël, se dit-il. Il faut surtout appeler son banquier car la frénésie des cadeaux va faire un trou béant dans son budget, à côté duquel le trou noir intersidéral est de la rigolade. Il fait la liste des gens à qui offrir : Entre les grands-parents, les parents, les tantes, les oncles, les cousins, les neveux, ses propres enfants et tous ceux des personnes susmentionnées, il y en a une bonne centaine. Il aurait aimé se retrouver dans une île déserte sous les cocotiers. Au lieu de cela, il se retrouve dans un mall commercial gigantesque avec des haut-parleurs qui vomissent du Jingle Bells en boucle sans discontinuer et un brouhaha abominable produit par des badauds béats qui se pressent autour des magasins s’y bousculant pour y rentrer. L’orgie des cadeaux l’écœure. Tous les jouets « made in China » dureront dix minutes au plus aux mains des petits monstres qui vont s’acharner dessus. Les « vondaises » des boutiques, payées certainement moins de $1000 par mois, essaient de le convaincre que le « superbe » sac griffé à $10 000 n’est pas cher. On lui propose des montres, des parfums exotiques, des bijoux, des caméras, des iPad, iPhone, iPod. C’est iNoël. Sa carte de crédit est mise à rude épreuve. Six heures plus tard, il ressort du centre commercial les bras chargés de paquets. Il faut aller chez le traiteur maintenant pour acheter toute une bouffe bien grasse. C’est mon cholestérol qui va être content, pense-t-il. Il est en retard pour le dîner. Il doit rentrer, se doucher, se déguiser en costume pour la circonstance. Un mendiant frappe à sa vitre. Il ne le regarde même pas, l’ignorant superbement. Un poème de sa jeunesse lui revient à l’esprit. Sans savoir pourquoi, il ne rentre pas chez lui. Ses mains guident le volant de sa bagnole vers une association de charité ou il y abandonne tous ses achats. Ce soir, il n’ira nulle part. Tout le monde se passera de lui
« Donnez, riches ! L’aumône est sœur de la prière,
Hélas ! Quand un vieillard, sur votre seuil de pierre,
Tout roidi par l’hiver, en vain tombe à genoux ;
Quand les petits enfants, les mains de froid rougies,
Ramassent sous vos pieds les miettes des orgies,
La face du Seigneur se détourne de vous. » (Victor Hugo)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Encore une année presque terminée, un autre Noël en perspective. Il est déjà déprimé à l’idée de ce qui l’attend. L’inflation des pères Noël ringards avec de petites cloches qui envahissent chaque coin de rue par dizaines le répugne. Il doit affronter tous les jours des embouteillages monstres qui le rendent dingue. Il y a aussi les klaxons, les insultes, la nervosité des gens. Bel esprit de Noël, se dit-il. Il faut surtout appeler son banquier car la frénésie des cadeaux va faire un trou béant dans son budget, à côté duquel le trou noir intersidéral est de la rigolade. Il fait la liste des gens à qui offrir : Entre les grands-parents, les parents, les tantes, les oncles, les cousins, les neveux, ses propres enfants et tous ceux des personnes susmentionnées, il y en a une bonne centaine. Il aurait aimé se...
Noel depend vraiment de ce que chacun de nous en fait, en lui-meme, dans sa famille et autour de lui. Le berceau de Jesus en lui-meme nous rappelle l'humilite. Jesus etait pauvre et a grandi dans la pauvrete, sans eclat et sans gloire, mais plein d'amour et de fidelite. L'histoire de notre monde aujourd'hui est pleine de violence et de misere mais la nuit ne peut pas eliminer la lumiere, et cette lumiere est en nous, il ne tient qu'a nous de la faire briller. Nos enfants ont deja prepare une valise de cadeaux pour Inta Akhi. Chacune y a mis du sien, et c'est ca leur Noel a elles. Avec leur mouvement Scout, elles ont organise des moments de fete pour les plus demunis, et ont participe a l'achat de cadeaux pour ces enfants. Jesus est present dans leur Noel. Nos enfants n'auront peut-etre pas de iPad, iPhones et cie, mais qq. cadeaux qui joignent l'utile a l'agreable. Pour elles, Noel est une joie, un moment ou on se tourne vers les plus demunis, un moment ou le Christ renait en nous, un moment de reunion familiale. Il ne tient qu'a chacun de nous de garder ce vrai esprit de Noel vivant dans nos coeurs.
01 h 22, le 12 décembre 2012