Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea.
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a tenu vendredi une conférence de presse au cours de laquelle il a évoqué les derniers développements sur la scène locale.
Revenant sur le boycott du dialogue national par l'opposition libanaise, le chef des FL a déclaré : "Quand nous exprimons notre rejet du dialogue, ceci ne signifie pas que nous le rejetons en général. Nous rejetons la participation à cette table de dialogue en particulier, autour de laquelle sont assis Aoun (Michel, chef du CPL), Raad (Mohammad, député hezbollahi) et Hardane (Assaad, PSNS)". Selon Samir Geagea, cette table n'est autre qu'"une couverture d'autres choses".
La nouvelle séance du dialogue national prévue jeudi a été reportée par le président libanais Michel Sleiman à la première semaine de 2013, en raison du boycott de cette séance par les partis de l'opposition.
Une crise politique sévit au Liban depuis l'assassinat, le 19 octobre dernier, du chef des renseignements de la police, Wissam el-Hassan. Depuis cet attentat, l'opposition réclame la chute du gouvernement, et boycotte les séances parlementaires comprenant des députés de la majorité ainsi que le dialogue national.
"Nous avons participé à 42 séances du dialogue national depuis 2006. Avec quels résultats ?", s'est demandé le chef des FL. Étant donné le refus du Hezbollah de discuter des armes du parti, pourquoi devrions-nous revenir à la table du dialogue, alors que cette question est à l'origine même de son organisation depuis 2006, a-t-il martelé. Alors le président Sleiman a relancé le dialogue pour discuter de la stratégie de défense, le Hezbollah insiste à mettre ce dossier de côté, Mohammad Raad allant jusqu'à assurer que celui qui discute de l'arsenal du parti chiite sert les intérêts d'Israël".
Samir Geagea a également évoqué l'accord de Doha : "lors de cet accord, tous les protagonistes se sont engagés à former un gouvernement d'union nationale et à ne pas démissionner de ce cabinet ou torpiller sont travail. Mais les ministres du Hezbollah et de Amal (Nabih Berry) ont quand même démissionné prenant l'affaire des faux témoins (dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005) comme prétexte", a rappelé le leader chrétien. Et de poursuivre : "Dans le temps, ils ont même exigé que ce dossier soit discuté en priorité en Conseil des ministres ; comment peut-on donc leur faire confiance?"
Le chef des FL a estimé que le seul dialogue possible actuellement, est la poursuite par le président Michel Sleiman de ses contacts avec tous les protagonistes sur la scène politique libanaise. "J'espère que le président soulignera lors des ses concertations l'urgence d'arrêter la machine à tuer au Liban", a déclaré Samir Geagea.
S'adressant au chef de l'Etat, Samir Geagea a lancé : "Le dialogue est la pierre angulaire de la vie politique, mais actuellement, il n'existe pas de vie politique au Liban". Saluant les efforts de Michel Sleiman pour relancer le dialogue, Geagea lui a toutefois assuré que "rien de bon ne sortira de l'autre camp".
Commentant par ailleurs les dernières déclarations de Hassan Nasrallah dans lesquelles il a assuré que son parti n'est pas impliqué dans ces assassinats, le chef des FL a déclaré : "Les preuves montrent le contraire."
S'adressant au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, M. Geagea a déclaré : "Vous voulez nous faire croire que les États-Unis et Israël sont ceux qui cherchent à éliminer le camp du 14 Mars ? Vous avez le système de renseignement le plus puissant du pays, alors dites-nous qui se cache derrière ces assassinats". Le Hezbollah et d'autres partis de la majorité libanaise laissent régulièrement entendre qu'Israël pourrait être derrière les assassinats politiques au Liban.
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Revenant sur le boycott du dialogue national par l'opposition libanaise, le chef des FL a déclaré : "Quand nous exprimons notre rejet du dialogue, ceci ne signifie pas que nous le rejetons en général. Nous rejetons la participation à cette table de dialogue en particulier, autour de laquelle sont assis Aoun (Michel, chef du CPL), Raad (Mohammad, député hezbollahi) et Hardane (Assaad, PSNS)". Selon Samir Geagea, cette table n'est autre qu'"une couverture d'autres choses".
La nouvelle séance du dialogue national prévue jeudi a été reportée par le président libanais Michel Sleiman à la première semaine de 2013, en raison du boycott de cette séance...


Mâ Bi Sohh Ellassahhîhh Avec Ce Hakîm ! CLASSE le Samîr ! !
11 h 19, le 30 novembre 2012