L’ambassadeur du Koweït, cheikh Salem al-Sabah, et son épouse Rima, aux côtés de David Rubenstein.
Aujourd’hui, ils ont ouvert leurs portes pour la campagne de « Komen for the Cure », la lutte contre le cancer du sein. Une cause embrassée par un très grand nombre dont le richissime homme d’affaires et non moins célèbre philanthrope David Rubenstein, honoré ce soir-là et ainsi présenté par l’ambassadeur al-Sabah : « On n’a pas besoin de le présenter, vous avez dû sûrement le voir, récemment, sur la couverture de la revue Forbes qui l’appelle “The King of Capital”. Ce n’est pas pour cela que nous l’honorons mais pour son titre de “roi de la philanthropie”. Tout en étant le cofondateur et le directeur du Groupe Carlyle, il s’active parallèlement au sein des comités de 30 associations à but non lucratif, tout en assumant la présidence du Centre Kennedy et sa participation au conseil des régents de la Smithsonian Institution. Sans oublier son engagement envers plus d’une université. » À noter qu’il vient juste d’offrir un orgue de la valeur de 2 millions de dollars au Centre Kennedy.
Chez les pandas comme au Congrès
David Rubenstein a particulièrement laissé ses marques à Washington, où, précise-t-il dans son mot de remerciement, « je suis né, où je travaille, où j’ai rencontré ma femme et élevé mes enfants. Sans oublier le zoo national ! » Avec l’humour et la verve, sa seconde nature, il raconte à sa manière sa donation de 450 mille dollars pour le programme de sauvetage des pandas.
« Une année les gens étaient intéressés par le sort des pandas du zoo de Washington loués par la Chine en contrepartie d’une somme donnée. Et, comme vous le savez, il n’en existe plus que 1 600 dans le monde. Le problème, avec eux, c’est qu’ils ne peuvent s’accoupler qu’une fois par an, et durant quatre heures seulement. Entre-temps, les mâles et les femelles vivent séparés. Finalement, quand arrive le grand jour, ils ont peu de temps pour acquérir de l’expérience, et donc beaucoup de chance d’échouer. Ils savent ce qu’ils sont supposés faire mais ne savent pas comment le faire, et devant tout un monde qui attend. Ainsi, d’année en année on attend cet événement. C’est comme certains blocages au Congrès dont on attend le dénouement. Ce n’est pas que ses membres ne savent pas ce qu’ils sont supposés faire faire, mais ils ne savent pas comment le faire. »
Trêve de bons mots, cet homme est connu non seulement pour distribuer de gros chèques mais aussi pour connaître sur le bout des doigts ses dossiers caritatifs, afin de mieux s’y impliquer. Comme il le ferait en gérant ses affaires. Pour lui, rien de plus simple : « À un certain moment de votre vie, vous voulez être sûr de faire quelque chose pour que le monde soit meilleur et justifier votre existence. » « Thankful N’ Thoughtful », a répondu, par cette chanson, Betty Lavette, une voix « soul » par excellence, rauque et incandescente qui a clôturé la soirée.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine