« Quitter Goma n’est pas un problème. Au départ, nous ne voulions même pas prendre la ville. Nous sommes ici parce que le gouvernement nous a cherchés. Si c’est ce qui peut amener la paix au Congo, le M23 pourrait accepter de quitter Goma », déclare le général Makenga.
Mais dans une interview publiée lundi par le quotidien français Le Figaro, le chef politique du M23, Jean-Marie Runiga, a toutefois démenti toute intention de quitter Goma avant l’ouverture de négociations.
Ce week-end, un sommet extraordinaire à Kampala, qui a réuni les présidents Yoweri Museveni (Ouganda), Joseph Kabila (RDC), Mwai Kibaki (Kenya) et Jakaya Kikwete (Tanzanie), a exigé le départ des rebelles de Goma avant mardi et leur retrait à une vingtaine de km au nord de la ville.
Hier, Sultani Makenga se trouvait à Kampala pour « des pourparlers militaires » avec des chefs d’état-major de la région, selon un porte-parole du M23.
Dans l’interview, le chef militaire de la rébellion se déclare favorable à une médiation du président ougandais Yoweri Museveni, qui, dit-il, « a l’avantage de connaître la réalité du Congo.
S’il est médiateur, cela ne nous pose pas de problème », assure-t-il. Selon lui, « une solution ne peut pas être trouvée avec le gouvernement de Kinshasa comme seul interlocuteur ».
Le M23 est composé d’anciens rebelles ayant intégré l’armée en 2009. Ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n’avait pas pleinement appliqué les accords de paix du 23 mars 2009 et ils combattent depuis l’armée régulière dans l’est du pays, avec le soutien, selon des experts de l’ONU, du Rwanda et de l’Ouganda voisins. Kigali et Kampala nient aider la rébellion.
(Source : AFP)


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