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Michel Harmouche, « a man for all seasons »

Accrochage Il n’y a pas de doute, ce sacré bonhomme est l’homme de toutes les saisons. Preuve en est sa récente exposition baptisée « Trees » qui a lieu à la galerie Mark Hachem* et qui évoque les étapes de la vie.
19/11/2012

« Je suis un homme coloré », dit-il, avec ce regard vif que nulle fatigue, nul passage du temps n’a su ternir. C’est que cet architecte converti à la peinture depuis quelques années est réellement conscient du don de la vie. « J’ai décidé, après un accident de santé, de prendre mon temps, de goûter au temps. » Ce don de vie, il le magnifiera avec sa palette de couleurs, gaies, puissantes parfois en demi-teintes mais souvent flamboyantes. Plus d’une cinquantaine de toiles, en diptyques, triptyques ou encore en petits formats reproduisent des forêts enveloppantes, aux troncs serrés, aux cheveux hirsutes ou régulièrement coiffés. L’artiste taille et y diffuse son alchimie d’harmonies.

Explosion de teintes
Du vert bouteille au vert menthe à l’eau en passant par la lime ou encore l’absinthe, Harmouche sait explorer la teinte, jusqu’à l’exploser. Il en va de même pour les roses, les rouges ou les jaunes qui se dilatent sur la toile. Si la couleur est omniprésente dans ses espaces, la perspective et la profondeur y ont aussi leur place. Elle est y est primordiale. « N’oubliez pas mes années d’architecture », dit-il en riant. Ces perspectives, il les crée à nouveau en s’inventant de nouveaux horizons, des longitudes et des latitudes nouvelles. Et ces petits traits avec lesquels vous tapissez la toile ? Et de répondre aussitôt : « Ce sont mes repères. »


Michel Harmouche a en effet sa propre boussole. Il n’ya qu’à se laisser guider sans chercher à comprendre. D’ailleurs, qu’y a-t-il à comprendre, semble-t-il vous dire, narquois ? Tant que l’œil s’égare, absorbe la lumière et pénètre dans cette sérénité que l’artiste a voulu instaurer à travers son travail.


En reproduisant ces arbres, l’artiste reproduit les rythmes de la vie. Le grand arbre protège le petit, telle une mère et son enfant. Telle une élévation, ces amandiers en fleurs tendent à disparaître dans une blancheur mystique, et que dire de ce tronc bien enraciné qui ne veut pas être arraché et qui se tient orgueilleux et hautain, ou encore de ces pots qui attendent dans la serre le temps de la floraison. L’artiste s’évade dans ces paysages familiers ou étrangers, fait pénétrer ses jardins chez lui et réalise la totale fusion entre extérieur et intérieur jusqu’à ce que la vie s’identifie complètement à la nature et que celle-ci devienne à son tour la vie.


Aérée et délicate, la peinture de Michel Harmouche respire... À pleins poumons.

*« Trees », galerie Mark
Hachem, jusqu’au 27 novembre. 01/999313.

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