Pablo Picasso s’était lancé dans la céramique dans les années 1940 et a créé des centaines d’objets dans l’atelier de poterie Madoura, dans le sud de la France. Mohammed Sharif/AFP
Pablo Picasso s’était lancé dans la céramique dans les années 1940 et a créé des centaines d’objets dans l’atelier de poterie français Madoura, à Vallauris, dans le sud de la France. En juin dernier, la maison de vente aux enchères Christie’s a d’ailleurs vendu une collection de ses céramiques et d’autres objets pour 12,6 millions de dollars.
Les céramiques retrouvées en Ouzbékistan avaient été offertes par le Parti communiste français il y a une quarantaine d’années, a également indiqué le responsable du musée, Mirfayz Ousmonov. Des documents précisent qu’il s’agit d’une « donation de Nadia Léger au nom de l’Institut Maurice Thorez, du Parti communiste français ». Nadia Léger, née au Belarus, a été la femme du célèbre peintre français Fernand Léger, un ami de Picasso. Les deux hommes, compagnons de route du mouvement communiste, étaient amis avec le dirigeant du PC français Maurice Thorez.
« Une collection négligée car en provenance de l’Ouest »
« Les sept premiers objets ont été reçus en 1968. Puis, en 1971, le musée a reçu quatre autres assiettes à dessert en céramique de la part du Musée des beaux-arts Pouchkine à Moscou », a indiqué le responsable du musée de Tachkent, en ajoutant que l’origine précise de toutes les pièces n’avait pas encore pu être établie. « Nous devons fouiller dans nos archives pour découvrir l’origine d’un autre chef-d’œuvre de Picasso que nous avons ici », a indiqué M. Mirfayz Ousmonov. Selon les documents du musée, toutes les pièces ont été fabriquées dans l’atelier de poterie de Madoura. « En préparant notre exposition, j’ai trouvé des documents indiquant que la collection de Picasso avait déjà été exposée avec d’autres céramiques et porcelaines, mais je ne me souviens pas des dates exactes », a expliqué Mme Akhounova.
Les œuvres de Picasso étaient bien répertoriées dans les fichiers du musée de Tachkent, mais elles semblent avoir été négligées parce qu’elles venaient de l’Occident. « J’ai entendu dire qu’il n’y avait pas beaucoup d’intérêt pour l’art occidental à l’époque où ces œuvres de Picasso avaient été exposées la première fois chez nous », a par ailleurs estimé Dina Touraeva, une jeune experte du musée.
(Source : AFP)


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