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À La Une - Proche-Orient

Mahmoud Abbas renonce-t-il au droit de retour des Palestiniens?

"C'est mon droit de voir Safed (sa maison d'enfance, aujourd'hui en territoire israélien, ndlr), mais pas de vivre là-bas", déclare le dirigeant palestinien ; Peres salue "des mots courageux".

Des manifestants du Hamas brûlent des portraits du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 3 novembre 2012, dans le camp de réfugiés de Jabaliya. REUTERS/Mohammed Salem

Le président israélien Shimon Peres a qualifié samedi de "courageuses" les déclarations vendredi du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, semblant remettre en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948.


Dans une interview diffusée vendredi soir à la télévision israélienne, M. Abbas a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de revivre dans la maison de son enfance à Safed, aujourd'hui en territoire israélien: "Je veux voir Safed. C'est mon droit de voir (Safed), mais pas de vivre là-bas", a-t-il déclaré en anglais.


"Les mots courageux d'Abou Mazen (nom de guerre de M. Abbas, ndlr) prouvent qu'Israël a un vrai partenaire pour la paix", a estimé M. Peres dans un communiqué. "Ce sont des mots importants. Nous devons, tous, les traiter avec le plus grand respect", a-t-il ajouté.


Dans l'interview, M. Abbas a réaffirmé sa revendication d'un Etat de Palestine dans les frontières de 1967, c'est-à-dire la Cisjordanie et la bande de Gaza avec Jérusalem-Est comme capitale.

"Je suis un réfugié, je vis à Ramallah, je crois que la Cisjordanie et Gaza sont la Palestine et que les autres parties sont Israël". "La Palestine pour moi, maintenant, c'est: les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale", a-t-il insisté.


M. Abbas est né à Safed en 1935, alors en Palestine sous mandat britannique, et il a fui comme des centaines de milliers de Palestiniens après la création d'Israël en 1948.


Les positions de M. Abbas "sont parfaitement en ligne avec celles d'Israël et de la grande majorité de la population, qui soutient la solution de deux Etats pour deux peuples", a affirmé M. Peres.

 

Les propos de Mahmoud Abbas ont en revanche été condamnés par le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, où ils ont provoqué des manifestations de protestation.

Dans le camp de réfugiés de Jabaliya, le plus grand de la bande de Gaza, 3.000 personnes ont scandé "Dehors, dehors, Abou Mazen" et ont brûlé des portraits du président de l'Autorité palestinienne. Plusieurs milliers de Palestiniens ont aussi manifesté à Gaza et à Khan Younès (sud).

 

Le Premier ministre du Hamas à Gaza, Ismaël Haniyeh, a affirmé que M. Abbas n'avait "pas le droit de renoncer aux droits des réfugiés". "Il ne parle pas en leur nom", a-t-il insisté.

 

Samedi soir, le porte-parole du président Abbas s'est efforcé de couper court à une controverse potentiellement dommageable pour le dirigeant de l'Autorité palestinienne en assurant que M. Abbas n'avait pas renoncé au droit de retour, une des principales revendications du mouvement national palestinien.

 

"Le président Mahmoud Abbas et la direction palestinienne n'accepteront jamais un Etat (palestinien) avec des frontières provisoires", a assuré le porte-parole Nabil Abou Roudeina dans une interview à la télévision palestinienne Ma'an.
"Celui qui accepte un Etat provisoire abandonne le droit au retour, sape les principes nationaux et prépare une catastrophe pour les futures générations palestiniennes", a affirmé M. Roudeina, réitérant la position de la direction palestinienne.

 

Plus de 760.000 Palestiniens, aujourd'hui quelque 4,7 millions avec leurs descendants, ont été poussés à l'exode en mai 1948. Depuis, tous les gouvernements israéliens se sont opposés à leur retour -sauf parfois pour un nombre très limité de familles- considérant qu'un mouvement de masse menacerait l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif, les 6 millions de juifs risquant de se retrouver un jour en minorité.

"Le droit au retour est parmi les questions qui restent à régler lors des négociations avec Israël, avec celles de la frontière et de l'eau", a répété Nabil Abou Roudeina.



Pour mémoire:

L’option d’un État qui réunirait Israéliens et Palestiniens gagne du terrain

Le président israélien Shimon Peres a qualifié samedi de "courageuses" les déclarations vendredi du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, semblant remettre en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948.
Dans une interview diffusée vendredi soir à la télévision israélienne, M. Abbas a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de revivre dans la maison de son enfance à Safed, aujourd'hui en territoire israélien: "Je veux voir Safed. C'est mon droit de voir (Safed), mais pas de vivre là-bas", a-t-il déclaré en anglais.
"Les mots courageux d'Abou Mazen (nom de guerre de M. Abbas, ndlr) prouvent qu'Israël a un vrai partenaire pour la paix", a estimé M. Peres dans un communiqué. "Ce sont des mots importants. Nous devons, tous, les traiter avec le plus grand respect", a-t-il ajouté.
Dans l'interview, M. Abbas a...
commentaires (1)

Et qu'en pense les bailleurs de fonds arabe, comme qatar et la bensaoudie ?? Ils se rendent à Gaza remettent des chèques au Hamas, ça serait pourquoi faire ? au renoncement du droit du retour que salue péres et autre dirigeant raciste de ce gouvernement d'israel ? était ce le sens de leur visite ? Dieu merci on a une résistance qui ne le permettra jamais, faut pas se dire on est pas dans la même situation , on a failli, n'eût été la bravoure de nos jeunes martyrs de la résistance. 20 ans d'occupation barbare ne s'efface pas d'un coup de crayon, surtout que l'état raciste n'a exprimé aucun regret jusqu'à ce jour.

Jaber Kamel

05 h 28, le 04 novembre 2012

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Commentaires (1)

  • Et qu'en pense les bailleurs de fonds arabe, comme qatar et la bensaoudie ?? Ils se rendent à Gaza remettent des chèques au Hamas, ça serait pourquoi faire ? au renoncement du droit du retour que salue péres et autre dirigeant raciste de ce gouvernement d'israel ? était ce le sens de leur visite ? Dieu merci on a une résistance qui ne le permettra jamais, faut pas se dire on est pas dans la même situation , on a failli, n'eût été la bravoure de nos jeunes martyrs de la résistance. 20 ans d'occupation barbare ne s'efface pas d'un coup de crayon, surtout que l'état raciste n'a exprimé aucun regret jusqu'à ce jour.

    Jaber Kamel

    05 h 28, le 04 novembre 2012

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