Une photo d'archives du président français François Hollande datant du 7 mai 2012. Jean-Paul Pelissier/
Le chef de l'Etat français François Hollande effectuera dimanche une brève visite à Beyrouth, où il rencontrera son homologue libanais Michel Sleimane, a annoncé vendredi à l'AFP un haut responsable à la présidence libanaise.
"Le président Hollande fera une visite de quelques heures tôt dimanche, et partagera un petit déjeuner avec son homologue libanais Michel Sleimane avant de tenir un point de presse", a affirmé ce responsable qui a tenu à préserver l'anonymat.
L'Elysée a confirmé cette visite. Selon une source gouvernementale française, il s'agit de la part du président français "d'un geste politique fort de soutien et d'appui à la souveraineté du Liban, à la préservation de son intégrité et de son unité face aux risques de déstabilisation" provoqués par la crise syrienne.
Dans son édition d'aujourd'hui, le quotidien libanais as-Safir indique que "cette visite intervient alors que le Liban et la région traversent une période délicate". "Elle souligne aussi la volonté de la communauté internationale de protéger le Liban et de le préserver des retombées négatives" des conflits régionaux, toujours selon le quotidien qui cite une source diplomatique sous couvert d'anonymat.
Parallèlement, le président Sleiman a appelé aujourd'hui les Forces de sécurité intérieure (FSI) à renforcer les mesures de sécurité aux barrages dans les régions frontalières avec la Syrie. Cet appel intervient au lendemain d'une attaque visant les FSI dans la région de Ersal, dans l'est du Liban.
Dix membres FSI ont été blessés jeudi à l’aube quand un véhicule syrien a refusé de s’arrêter à un barrage dans cette région à la frontière libano-syrienne, a indiqué une source sécuritaire. "Un pick-up avec à son bord 15 personnes a tenté de traverser la frontière depuis la Syrie à 5h15, et a refusé de s’arrêter au barrage dans la région", selon la même source. Des heurts ont ensuite éclaté entre les passagers, qui étaient armés, et les forces de sécurité.
Jeudi, l’Agence nationale d’information (ANI, officielle) avait rapporté que les assaillants s’en sont pris aux membres des FSI qui leur interdisaient de transporter un blessé de Syrie vers le Liban. Le ressortissant syrien aurait succombé à ses blessures, selon la même source.
"Quelles que soient les raisons derrière cet incident, cet acte ne peut en aucun cas être justifié", a déclaré le chef de l’Etat libanais, appelant le chef des FSI, le général Achraf Rifi à intensifier l’enquête afin d’arrêter les coupables.
Depuis le début des troubles en Syrie, il y a 19 mois, de nombreux échanges de tirs ont eu lieu au niveau de la frontière entre les deux pays. L’armée syrienne a aussi souvent tiré des obus par-delà la frontière, vers le Liban, selon les autorités libanaises.
Outre les incidents à sa frontière, le Liban traverse également une nouvelle crise politique.
Après l'appel des forces du 14-Mars (opposition) à la démission du Premier ministre Nagib Mikati et de son gouvernement qu'elles accusent de "faciliter le plan du régime criminel de Bachar el-Assad au Liban", le président libanais et les Occidentaux ont déclaré vouloir éviter un vide politique dans un pays fragilisé par le conflit syrien.
L'opposition a lancé son appel appel après l'attentat perpétré en plein coeur de Beyrouth le 19 octobre dernier. Un attentat qui a entraîné la mort de trois personnes, dont le chef des renseignements de la police libanaise Wissam al-Hassan, bête noire de Damas.
Après sa visite au Liban, le président Hollande doit se rendre en Arabie saoudite puis au Laos pour le 9e sommet de l'Asean.
En Arabie saoudite, le président français rencontrera pour la première fois le roi Abdallah, à Djeddah. Au menu de leurs entretiens, la question du nucléaire iranien et la Syrie, "deux gros dossiers" sur lesquels les deux dirigeants ont une convergence de vues.
La France et l'Arabie ont "des analyses assez proches" concernant la crise syrienne et le chef de l'Etat "sera attentif à l'analyse du roi", précise-t-on à l'Elysée."Le président Hollande fera une visite de quelques heures tôt dimanche, et partagera un petit déjeuner avec son homologue libanais Michel Sleimane avant de tenir un point de presse", a affirmé ce responsable qui a tenu à préserver l'anonymat.
L'Elysée a confirmé cette visite. Selon une source gouvernementale française, il s'agit de la part du président français "d'un geste politique fort de soutien et d'appui à la souveraineté du Liban, à la préservation de son intégrité et de son unité face aux risques de déstabilisation" provoqués par la crise syrienne.
Dans son édition...


Pour juste prévenir Mîkâttéh et Sleïméén !
10 h 12, le 03 novembre 2012