Depuis quelque temps, la classe politique secoue un hochet tout frais et met en musique une nouvelle sérénade : la mise sur pattes d’un nouveau gouvernement. Rien que ça! Face aux prouts rageurs lâchés par les 14 Marsiens, on renifle déjà – c’est le cas de le dire – les premiers remugles de conflits au sein de la bande à Mikou. Oh, pas de quoi tirer les couteaux, à ce stade. Juste quelques petits couinements ça et là, afin que chacun des souriceaux ministériels puisse établir son territoire et plastronner devant les caméras. On a les neurones qu’on peut...
Comme d’habitude, il s’agit d’un litige imbécile tournant autour du choix cornélien entre un caravansérail d’union nationale et un fondouk de technocrates. Comme si ces derniers allaient être parachutés de nulle part, n’émargeant sur aucune fiche de paie, vierges et nimbés, suspendus dans l’espace et le temps. Si pareils hominidés devaient exister on le saurait. Mais les fantasmes locaux ont la vie dure.
Le plus poilant est qu’il se trouve encore des niaiseux qui s’intéressent à ce grenouillage comme si leur vie en dépendait : la rencontre annoncée à grands coups de cymbales entre Michel du Château, le Mikati mi-décati et l’homme-caoutchouc de Moukhtara, et puis le brin de causette entre ce dernier et Wi’am Wahhab, un comique troupier qu’on n’est pas près d’oublier. Suce-pince haletant, toute la République retient ses sphincters...
À l’heure où notre dette publique atteint la moitié de celle de toutes les Russies, où le jus d’EDL est plus alternatif que jamais, où les syndicats bêlent à l’unisson pour une gonflette des salaires des feignasses de la fonction publique, mettre bas un gouvernement virtuel d’union est certainement un objectif planétaire.
Surtout si les cobayes de cette équipe hypothétique choisissent de résoudre la question lancinante qui obsède le trenteron du cabinet actuel : ne rien faire tout de suite ou attendre un petit peu ?
gabynasr@lorientlejour.com
Comme d’habitude, il s’agit d’un litige imbécile tournant autour du choix cornélien entre un caravansérail d’union nationale et un fondouk de technocrates. Comme si ces derniers allaient être parachutés de nulle part, n’émargeant sur aucune...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef