La CGTL a appelé les dirigeants à organiser urgemment une table de dialogue socio-économique.
Le comité exécutif de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL) a appelé hier, à l’occasion de sa réunion mensuelle, les dirigeants politiques à former une table de dialogue socio-économique. Après avoir fortement condamné l’explosion de la place Sassine, qui a coûté la vie à Wissam el-Hassan, Ahmad Sahyouni et Georgette Sarkissian, la CGTL a souligné que la stabilité sociale allait de pair avec la stabilité politique.
« À l’approche de l’hiver, les coûts de la vie quotidienne vont augmenter notamment à cause de la hausse des coûts énergétiques. S’ajoutent à cela les coûts exorbitants de la scolarité, de l’hospitalisation, de l’habitat et du transport sous lesquels croulent les ménages libanais », a souligné le communiqué de la CGTL. Rappelant que l’inflation avait atteint le taux de 10,3 %, la centrale syndicale a réitéré son refus d’une augmentation de l’imposition, qu’elle soit directe ou indirecte. « Il faut protéger les ménages moyens des impôts tandis qu’une partie de la société profite des pratiques de corruption et des commissions sur les transactions immobilières et financières », a déploré le syndicat. « Le Trésor pourrait économiser en fixant des impôts sur les biens maritimes et fluviaux ou alors les investir d’une manière ou d’une autre au lieu de distribuer des revenus supplémentaires aux députés et ministres », a ajouté le communiqué.
Enfin la CGTL a appelé une énième fois, à l’instar des organismes économiques, à mettre en place une feuille de route économique exhaustive qui mettrait en exergue toutes les difficultés auxquelles font face les acteurs sociaux. La centrale syndicale tiendra mardi prochain une conférence autour de la crise socio-économique et de l’influence des finances publiques.
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