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Signature et table ronde, ce dimanche, avec Samer Mohdad pour « Beyrouth mutations »

Salon du livre Les multiples et complexes transformations de Beyrouth ont inspiré à Samer Mohdad un ouvrage illustré, truffé d’anecdotes, de récits autobiographiques et de pérégrinations professionnelles.
26/10/2012

Dans Beyrouth Mutations (Actes Sud, 215 pages), Samer Mohdad relate en images et en histoires l’évolution de la capitale libanaise durant les vingt-cinq dernières années. Mais il raconte surtout, à travers ses diverses missions photographiques, son propre parcours professionnel. Partant de ses premières photos d’étudiant à son état actuel d’« artiste photographe » (titre par ailleurs du dernier chapitre de l’ouvrage).


Samer Mohdad, né à Bzebdine, a vécu son enfance à Beyrouth, du côté de Mazraa, rond-point de l’Unesco. Dans les années 80, alors que la guerre faisait rage dans les rues de la capitale libanaise, ses parents l’expédient en Belgique. Là, il suit des cours de photographie à l’Université St-Luc-Liège. Mais il effectue de nombreux allers-retours vers sa ville en proie aux miliciens en tout genre. C’est d’ailleurs accompagné de quelques-uns qu’il effectuera ses premières randonnées dans les camps de Sabra et Chatila, puis les quartiers « chauds », les prisons, les régions « à risque ».
Le lecteur suit donc le parcours de ce photographe qui a vécu à Beyrouth, en Belgique et en Suisse. Depuis son affiliation à l’Agence Vu à Paris en 1988 jusqu’à sa prise en charge actuelle de la visibilité du programme Euromed Audiovisuel de l’Union européenne.


Entre ces deux jalons, il aura été recruté en 1990 par le musée de l’Élysée à Lausanne pour photographier l’armée suisse. Ce projet a donné lieu à une publication et une exposition, « Voir la Suisse autrement », organisées dans le cadre des festivités du 700e anniversaire de la Confédération helvétique.


En 1991, Mohdad réalise un essai photographique sur le Liban après la guerre civile. Dans son projet suivant, Les enfants de la guerre, Liban 1985-1992, il met le focus sur l’enfance pendant la guerre civile libanaise.
Il passe ensuite à la question palestinienne dans Retour à Gaza, un portrait en mouvement des 415 Palestiniens expulsés vers le sud du Liban en 1993 et de leur retour dans la bande de Gaza en 1994.


Il crée en 1997 la Fondation arabe pour l’image avec le photographe Fouad el-Khoury et le vidéaste Akram Zaatari (il raconte ici comment il s’est disputé avec eux pour une divergence d’opinion sur des histoires de gestion). Il a été commissaire des expositions « Les Martyrs de Cana », « Un si proche Orient », « Liban intime » et « Portrait du Caire » aux Rencontres internationales de la photographie à Arles entre 1996 et 1998.


Mohdad reçoit le prix Mother Jones à San Francisco pour son livre Mes Arabies, premier volet de sa trilogie Les Arabes paru en 1999 aux éditions Actes Sud. Ensuite l’exposition « Mes Arabies » a fait un tour mondial, partant du musée de l’archéologie à Genève, passant par l’IMA à Paris et dans les galeries IFA à Stuttgart, Bonn et Berlin.
De 2001 à 2003, il crée et dirige le Centre pour l’image à la Bibliothèque publique du roi Abdullaziz à Riyad, en Arabie saoudite. La photographie était encore interdite par une fatwa en Arabie saoudite lorsqu’il réalise les images de la deuxième partie de sa trilogie Assaoudia, parue en 2005. La même année, il élabore le projet « Mes Ententes » traçant le retour des familles déplacées au Mont-Liban.
En 2007, il lance « Menassat », un site Web axé sur les nouvelles tendances des médias opérant dans le monde arabe. En 2009, il expose au festival de Doha pour les Arts et la Libre expression.
En 2011, Samer Mohdad reçoit le prix de Photographe Pionnier attribué par la National Geographic Society, All Road Photography Program...


Pour lui, Beyrouth ne s’arrête pas au centre-ville ou bien aux quartiers de Hamra ou d’Achrafieh. Beyrouth s’étend au-delà des limites de la ville. Et il s’attache à en illustrer les ramifications. À travers ses souvenirs et son parcours de photographe, il expose dans Beyrouth mutations son histoire avec cette ville pour laquelle il avoue ressentir souvent du désamour, mais qui l’a toujours inspiré.
Sur Beyrouth, Samer Mohdad porte un regard à la fois distancié et proche. Un peu à l’image de ses photos.

* Samer Mohdad participe à une table ronde dimanche 28 octobre à 18h, « Conserver et transmettre la mémoire d’une ville », BIEL, salle A.
Signature sur le stand de la librairie al-Bourj, les dimanche 28 octobre à 19h et samedi 3 novembre à 17h.

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