Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Liban, Derek Plumbly, a réaffirmé hier qu’aux yeux de la communauté internationale, et compte tenu du fait que « la crise libanaise n’a pas une dimension exclusivement interne, mais également régionale », il importait de « tout faire pour assurer la stabilité du Liban ».
La déclaration du responsable onusien est intervenue à l’issue d’un entretien qu’il venait d’avoir avec le président du parti Kataëb, Amine Gemayel, dont la position à l’égard du gouvernement en place est distincte de celle qu’ont prise le courant du Futur et les Forces libanaises.
M. Plumbly a précisé, à l’intention des journalistes, qu’il a développé devant son interlocuteur les points du communiqué diffusé par les ambassadeurs des cinq puissances membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, après leur rencontre avec le président Michel Sleiman, au lendemain de l’assassinat du général Wissam el-Hassan.
Dans leur communiqué lu à partir du palais présidentiel, une exception au protocole révélatrice de l’importance que le chef de l’État accorde à cette prise de position, M. Plumbly avait dénoncé l’attentat d’Achrafieh et la détermination de la communauté internationale à tout faire pour que les exécutants de l’attentat et leurs commanditaires soient identifiés et châtiés.
Le responsable onusien a également fait part à M. Gemayel de l’attachement des cinq Grands à la stabilité au Liban, et leur crainte d’un vide institutionnel propice aux dérapages sécuritaires. En d’autres termes, le désaccord de la communauté internationale à l’égard des positions en flèche prises par le 14 Mars.
M. Plumbly n’a pas directement répondu à la question de savoir si l’ONU est favorable à la formation d’un gouvernement d’unité nationale au Liban. « Cette décision revient aux Libanais », a-t-il dit, avant de formuler l’espoir que « des concertations conduisent à une solution libanaise satisfaisante pour tout le monde ».
« Mais, a-t-il ajouté, dans la seconde partie de notre communiqué, nous avons insisté sur l’importance d’une continuité de fonctionnement des institutions constitutionnelles, car le Liban vit à la fois les effets d’une crise interne et d’une crise régionale, et il importe que tout soit fait pour préserver la stabilité. »
Le chef du parti Kataëb a par ailleurs reçu hier l’ambassadeur d’Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, qui a également exprimé l’attachement de son pays à la stabilité au Liban.
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