«Reasons to be pretty»
Un grand bravo au jeune et talentueux producteur et metteur en scène Jacques Maroun.
Rentré depuis peu des États-Unis, où il a étudié puis travaillé quelques années et fait ses armes dans le domaine, Jacques Maroun a réussi la gageure (et ce ne fut pas une sinécure) de traduire, adapter et mettre au goût local une pièce à succès viscéralement américaine.
Il a su aussi miser sur la bonne équipe : quatre excellents acteurs dont Nadine Labaki, notre star nationale, qui fait ses débuts sur les planches du théâtre et qui interprète son rôle avec maestria. Une mention spéciale pour Talal el-Jurdi, dont la présence sur scène est remarquable.
Mesdames et messieurs, allez-y, vous passerez un bon moment. La pièce est agréable et drôle.
Le Liban regorge de talents, de créativité, de beauté, de culture. Et cette pièce en est la preuve.
Gracy FARROUHA
* * *
D’un 13 octobre à l’autre
13 octobre1990, une offensive militaire libano-syrienne déloge le général Michel Aoun du palais présidentiel et met fin à son mouvement militaire. Le général se réfugie à l’ambassade de France avant de se retrouver exilé en France. Vingt-deux ans après, la Syrie est en pleine guerre civile et des généraux essayent de déloger d’autres généraux, alors qu’une guerre civile sauvage bat son plein. La guerre du Liban a atteint l’homme, la pierre et l’esprit ; elle s’est soldée par des pertes, parfois irréparables, dans tous les domaines. Cette guerre n’a pu toutefois déloger les minorités religieuses, ethniques, culturelles, nationales, comme c’est le cas actuellement en Égypte, en Irak, à Alep. Ainsi donc, le camp chrétien a payé et continue de payer un lourd tribut, vu qu’il demeure divisé, depuis plus d’un quart de siècle, en deux blocs, avec les mêmes acteurs politiques qui n’ont fait que changer de suivisme politique, partagés qu’ils sont entre deux courants du 8 Mars et du 14 Mars. Et si certains comparent notre crise financière à celle que vit la Grèce, tiraillée entre révolte et raison et qui pourra éviter la banqueroute en restant dans la zone euro, chaque Libanais se demande sur qui il pourra cette fois se tourner en cas de faillite. À quoi serviront alors tous ces postes, messieurs les ministres, députés et chefs de tribu.
Antoine SABBAGHA
* * *
Encore des tours
J’apprends qu’il y a deux tours de 33 étages qui se préparent à pousser dans la rue Adib Ishak, à Achrafieh. La rue est déjà inhabitable à cause des problèmes de circulation, et tous les immeubles du quartier (même les plus récents) ne dépassent pas les 12 étages.
Est-ce qu’il est encore temps de lancer une pétition contre ce genre de construction? Est-ce qu’il y a d’autres moyens de pression? Je ne voudrais pas ne rien tenter, sous prétexte qu’on n’y peut rien.
Rabih NASSAR
* * *
Nos espoirs s’estompent
Tant bien que mal, malgré les difficultés quotidiennes et les privations qu’on nous impose, le citoyen essaye de survivre, tiraillé entre le doute et l’espoir de voir des jours meilleurs. Crise économique, pollution, absence de courant électrique, pénurie d’eau..., tous les ingrédients sont là pour compliquer notre vie. Mais c’est surtout la dégradation de la sécurité, avec son cortège de vols, rapts et autres crimes, qui nous inquiète particulièrement. Nos responsables sont-ils conscients de la gravité de la situation?
Face à ces lacunes, nos jeunes, ceux-là mêmes qui représentent notre avenir, s’excitent soit pour cause de salaire insuffisant, soit qu’ils veulent fuir l’instabilité sévissant du Nord au Sud.
Hilda DADOURIAN


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve