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Manger des tomates, riches en lycopène, un puissant antioxydant, réduirait nettement le risque d’accident vasculaire cérébral, selon une étude finlandaise parue dans la revue Neurology, une publication de l’American Academy of Neurology.
L’étude a été menée en Finlande sur 1 031 hommes âgés de 46 à 65 ans, qui ont été suivis sur douze ans en moyenne. D’après l’étude, les personnes avec les taux les plus élevés de lycopène dans leur sang avaient 55 % moins de chances de subir une congestion cérébrale que celles ayant les teneurs sanguines les plus faibles de cet antioxydant, rapporte l’AFP.
Parmi les 258 hommes avec la teneur la plus faible de lycopène dans leur sang, 25 ont eu une attaque cérébrale, et parmi les 259 avec le taux le plus élevé de cet antioxydant, 11 seulement en ont subi une.
Les résultats ont été encore plus probants quand les chercheurs n’ont pris en compte que les accidents vasculaires cérébraux provoqués par un caillot sanguin et non par une hémorragie.
Ainsi, les participants ayant les plus hauts niveaux de lycopène présentaient 59 % moins de risques de subir une attaque cérébrale due à un caillot que les participants avec les taux les plus faibles.
« Cette recherche vient conforter les vertus d’un régime alimentaire riche en fruits et légumes pour abaisser le risque d’accident vasculaire », souligne Jouni Karppi, de l’Université de Finlande à Kuopio, principal auteur de ces travaux.
AVC : des victimes de plus en plus jeunes
L’accident vasculaire cérébral (AVC) touche majoritairement les plus de 65 ans. Pourtant, l’âge moyen de ses victimes paraît s’inscrire à la baisse, année après année. Ce constat que vient de dresser une équipe américaine rejoint celui de l’Institut de Veille sanitaire (InVS), en France, rapporte l’agence Destination santé.
L’équipe de Brett Kissela, de l’école de médecine à l’Université de Cincinnati, s’est intéressée aux AVC qui, dans la zone géographique du Grand Cincinnati et du Nord Kentucky aux États-Unis, ont affecté des patients de 20 à 54 ans. Ils ont ainsi répertorié les accidents survenus durant trois périodes distinctes : 1993-1994, 1999, et 2005. Seuls les épisodes inauguraux – et pas les récidives – ont été pris en compte.
Il en ressort qu’entre 1993 et 2005, l’âge moyen des patients au premier AVC est passé de 71 à 69 ans. Les auteurs ont également noté que les moins de 55 ans étaient proportionnellement plus nombreux en 2005 (19 %) qu’en 1993-1994 (13 %).
« Cette évolution peut provenir d’une augmentation des facteurs de risque cardiovasculaire tels que le diabète, l’obésité et le mauvais cholestérol », suggère Brett Kissela. « En outre, l’amélioration des moyens diagnostiques (et notamment le développement de) l’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut avoir contribué à ce changement », précise-t-il.
« La bonne nouvelle, c’est qu’une bonne partie des facteurs contribuant au rajeunissement des victimes d’AVC peuvent être modifiés par des changements dans le style de vie. Par exemple, un régime alimentaire adapté et une activité physique (suffisante) pourraient réduire ces risques », conclut Brett Kissela.
Pourquoi le vin et la viande s’accordent-ils bien ?
Une bonne pièce de bœuf accompagnée d’un verre de vin rouge, voilà un régal ! Avec modération, bien sûr... Mais au fait, pourquoi est-ce là un mariage aussi heureux ? Des chercheurs ont semble-t-il percé à jour ce mystère gastronomique. Selon une équipe américaine en effet, viande et vin agiraient tels le yin et le yang, note l’agence Destination santé.
Généticien et biologiste, Paul Breslin travaille à la fois pour la Rutgers University dans le New Jersey et le Monell Chemical Senses Center de Philadelphie. Selon lui, « l’astringence du vin et le gras de la viande sont en quelque sorte les extrémités d’une même échelle gustative. C’est cette opposition même qui explique leur complémentarité ». En effet, les vins astringents font naître une sensation sèche et rugueuse en bouche. Les graisses pour leur part glissent sur les papilles... Et voilà qui expliquerait leur parfaite union.
« La bouche est sans doute l’organe le plus sensible du corps humain », avance Paul Breslin. Auteur principal de cette étude, il souligne que « la façon dont les aliments s’accordent joue un rôle dans ce que nous choisissons de manger ». Voilà pourquoi nous apprécions tant les unions opposées, comme l’acidité du vinaigre et le goût plus neutre, voire l’amertume de certaines huiles pour la réalisation de nos vinaigrettes. Ou encore celle des sodas sucrés avec nos hamburgers frites.
Voilà donc une règle qui régirait nos habitudes alimentaires. Avec du bon : une salade verte à la vinaigrette ne peut pas faire de mal. Et du moins bon : l’abus de « junk food » risque d’endommager rapidement nos artères.
Breslin retient surtout que « cette tendance naturelle de nos papilles à rechercher l’équilibre présente des avantages. Notamment celui de favoriser la diversification alimentaire ». Il souligne enfin « l’équilibre parfait de certains aliments, comme les noix qui sont à la fois astringentes et riches en graisses ». Une sorte de « 2 en 1 » qui explique peut-être leur saveur quasi addictive.


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