Né d’un père régisseur et ayant un frère réalisateur, Jacques Pinoteau, l’amour du cinéma était pour lui une histoire de famille. D’ailleurs, Sophie Marceau évoquera dans une entrevue sur TF1 cette passion mêlée de joie qui le caractérisait quand il tournait.
Après avoir fait ses premières expériences cinématographiques en tant que régisseur et accessoiriste, se formant sur le tas, Claude Pinoteau deviendra assistant réalisateur et collaborera avec certains des plus grands noms du cinéma français de l’époque, notamment Henri Verneuil, Jean-Pierre Melville ou encore Claude
Lelouch.
C’est Le Silencieux, en 1973, interprété par Lino Ventura et avec lequel il travaillera à plusieurs reprises, qui lui ouvre la grande porte du septième art bien qu’il ait signé auparavant plusieurs courts-métrages. Depuis, il oscillera entre film policier et comédie.
1974, cette fameuse Gifle adressée à Isabelle Adjiani retentira longtemps sur les plateaux de tournage. Elle sera suivie quelques années plus tard par La Boum (1980) qui, tout en révélant la très jeune Sophie Marceau, fera un éclairage sur la jeunesse de l’époque. Le deuxième opus, La Boum 2, sortira deux ans plus tard et constituera un nouveau triomphe au box-office pour le cinéaste. Il retrouvera même une troisième fois Sophie Marceau avec L’Étudiante en 1988 avec, à chaque fois, Danièle Thompson au scénario.
S’il se fait plus discret dans les années 1990 ou 2000, le réalisateur, dont la passion demeure intacte, portera d’autres casquettes. Il sera ainsi producteur avec Ça n’arrive qu’aux autres (1971) de Nadine Trintignant et récemment scénariste et adaptateur de la série télévisée La Bicyclette bleue (2000).Un cinéaste qui aimait tellement son travail qu’il savait installer à travers sa caméra des moments de grâce.


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