Une autre conséquence du débat actuel sur la loi électorale est « l’excès de zèle dans l’interprétation du principe de la parité entre chrétiens et musulmans, au point d’en déformer sa dimension consensuelle (...). La parité telle que consacrée par Taëf n’a pas été convenue pour isoler les confessions, mais a été décidée en tant que mesure transitoire, nécessaire jusqu’à ce que soit rétablie la confiance entre les différentes communautés ». Le RD a ainsi rejeté la proposition dite « orthodoxe » où chaque confession élit uniquement ses députés. « Ceci limite l’ouverture intercommunautaire et constitue une grave violation de l’esprit de la Constitution », souligne le RD. Le communiqué constate enfin « le manque de sérieux au niveau du débat actuel qui occulte les réformes électorales véritables, au lieu de veiller à assurer une amélioration qualitative socio-économique et au niveau des valeurs et de la culture politiques ». Parmi les piliers de la réforme de la loi électorale, le RD rappelle le quota féminin ; l’abaissement du droit de vote à l’âge de 18 ans ; le vote des émigrés et la création d’un comité indépendant pour la gestion des élections.
Liban
Le RD dénonce la banalisation de la proportionnelle
OLJ / le 06 octobre 2012 à 01h02
Une autre conséquence du débat actuel sur la loi électorale est « l’excès de zèle dans l’interprétation du principe de la parité entre chrétiens et musulmans, au point d’en déformer sa dimension consensuelle (...). La parité telle que consacrée par Taëf n’a pas été convenue pour isoler les confessions, mais a été décidée en tant que mesure transitoire, nécessaire jusqu’à ce que soit rétablie la confiance entre les différentes communautés ». Le RD a ainsi rejeté la proposition dite « orthodoxe » où chaque confession élit uniquement ses députés. « Ceci limite l’ouverture intercommunautaire et constitue une grave violation de l’esprit de la Constitution », souligne le RD. Le communiqué constate enfin « le manque de sérieux au niveau du débat actuel qui occulte les réformes électorales véritables, au lieu de veiller à assurer une amélioration qualitative socio-économique et au niveau des valeurs et de la culture politiques ». Parmi les piliers de la réforme de la loi électorale, le RD rappelle le quota féminin ; l’abaissement du droit de vote à l’âge de 18 ans ; le vote des émigrés et la création d’un comité indépendant pour la gestion des élections.

