Certains loyers commerciaux sont déconnectés de la réalité
OLJ /
le 03 octobre 2012 à 01h14
Il suffit de se promener dans certaines rues marchandes de Beyrouth pour constater le nombre grandissant de boutiques à la location. Dans cette période où l’économie libanaise traverse une phase délicate, trouver rapidement un locataire pour son bien n’est pas une chose si aisée. Les affiches « à louer » n’y changent rien. Les délais de location ne cessent d’augmenter. Ainsi, certains magasins sont inoccupés depuis des mois. Incontestablement, ce constat traduit un problème entre les loyers demandés par les propriétaires et les loyers souhaités par les locataires. Paradoxalement, la demande existe mais reste inférieure à l’offre. De plus, les bons emplacements disponibles sont rares et certains locaux secondaires sont souvent incorrectement évalués. Le centre-ville compte des dizaines et des dizaines d’emplacements vides. Certaines rues sont sinistrées depuis plusieurs années et collectionnent les fermetures. Elles sont boudées par les piétons et donc les commerçants ne voient pas l’intérêt d’y être présents. La rue d’Uruguay tente de sortir de cette impasse grâce à la stratégie de Solidere d’en faire une destination pour noctambules. Si la partie sud de la rue est demandée, la partie nord peine encore à trouver un nouveau dynamisme. Il ne faut pas croire que les principales centralités commerciales de Ras Beyrouth sont épargnées par ce fléau. Hamra compte plusieurs locaux disponibles. Certains propriétaires s’entêtent avec des loyers incohérents. La rue de Verdun semble avoir perdu de son aura. Actuellement, une bonne vingtaine de boutiques sont sur la marché locatif. Un constat inimaginable à la belle époque de Verdun au début des années 2000. Une boutique à proximité du centre Dunes est à louer depuis janvier 2012 sans réussite. Pourtant, la localisation est idéale, mais le loyer demandé freine le moindre candidat potentiel. La crise touche principalement les locaux au premier étage et sous-sol des galeries marchandes Verdun 730 et 732. Devant un tel phénomène, il serait judicieux pour les propriétaires impatients de s’adapter et de comprendre qu’un loyer doit être proportionnel à la rentabilité du local. Ainsi, pourquoi s’obstiner à demander un loyer élevé pour un emplacement sans visibilité où il est impossible de se garer et où le flux des piétons est faible ? La logique est de mise. Surtout que la nouvelle loi interdisant de fumer dans les cafés, restaurants et lieux publics fermés ne permet plus de louer aussi facilement son local aux restaurateurs. Cette contrainte pénalise certains sites qui n’ont pas de terrasse ou la possibilité d’avoir des espaces ouverts. Une révision de certains loyers n’est pas à exclure.
Il suffit de se promener dans certaines rues marchandes de Beyrouth pour constater le nombre grandissant de boutiques à la location. Dans cette période où l’économie libanaise traverse une phase délicate, trouver rapidement un locataire pour son bien n’est pas une chose si aisée. Les affiches « à louer » n’y changent rien. Les délais de location ne cessent d’augmenter. Ainsi, certains magasins sont inoccupés depuis des mois. Incontestablement, ce constat traduit un problème entre les loyers demandés par les propriétaires et les loyers souhaités par les locataires. Paradoxalement, la demande existe mais reste inférieure à l’offre. De plus, les bons emplacements disponibles sont rares et certains locaux secondaires sont souvent incorrectement évalués.Le centre-ville compte des dizaines et des dizaines...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.