Marianne effectue ses études scolaires à l’école secondaire des filles de la Charité à Achrafieh. À 10 ans, elle rêve de devenir pharmacienne. Mais finalement, après l’obtention de son bac, c’est la biochimie qu’elle choisit. Elle décroche un premier master de l’UL et se lance sans répit dans un master 2, toujours en biochimie, avec option cancérologie. Encouragée par le Dr Zeina Dagher, son professeur à l’UL, elle postule pour une bourse d’études doctorales auprès de l’AUF. Sa candidature est retenue et elle commence un doctorat en cotutelle entre l’université de Strasbourg et l’Université libanaise.
La jeune doctorante, encadrée par Emmanuelle Leize-Wagner et Zeina Dagher, effectue des recherches sur la caractérisation de biomarqueurs d’exposition à des cancérigènes par analyse protéomique. « Nous sommes une équipe de chercheurs français et libanais, dont le Dr Ramez Chahine. La première année a été très fructueuse en termes d’apprentissage pour moi, confie-t-elle. Je tiens à remercier Philippe Hamann et Laurianne Kuhn pour ce qu’ils m’ont appris sur la manipulation des appareils au laboratoire. Je remercie encore les Drs Souleima Chamat et Hasnaa Bouharoun-Tayoun – je travaille dans leur laboratoire (de biologie) à la faculté de santé publique à Fanar, lorsque je suis au Liban – pour leur soutien et leur encouragement. »
À Strasbourg, Marianne effectue ses travaux au Laboratoire de dynamique et structure moléculaire par spectrométrie de masse. « J’ai la chance de travailler à Strasbourg sur des outils à la pointe de la technologie. Il y a beaucoup de logiciels auxquels je suis en train de me former. »
Marianne, qui a grandi entre deux frères, n’a rien d’une fille gâtée. Elle n’aime pas perdre son temps et consacre l’essentiel de ses journées aux études ou à la lecture de publications ou d’articles scientifiques. « Mes lectures me permettent de me tenir informée de l’actualité de la recherche dans mon domaine », précise la jeune femme qui s’adonne à la natation lorsqu’elle a le temps et « aime les voyages durant les grandes vacances ». « J’ai également du plaisir à cuisiner et j’aime les enfants », lance-t-elle dans un sourire.
Marianne espère achever son doctorat en novembre 2013. Ambitieuse, elle prévoit de poursuivre des études postdoctorales « en France, sinon au Canada ». « L’éducation et le savoir sont très importants. J’incite tous les jeunes à poursuivre leurs études lorsqu’ils le peuvent », conclut-elle.


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