Les dirigeants de Total ont fait montre d’optimisme quant à l’évolution de leur production mondiale d’hydrocarbures.
Les dirigeants de Total, qui avaient donné rendez-vous à des investisseurs dans un hôtel londonien pour une série de présentations, ont fait montre d’optimisme quant à l’évolution de leur production mondiale d’hydrocarbures, promettant une accélération grâce à des efforts accrus dans l’exploration pétrolière et gazière et au développement de nouveaux gisements.
Désormais, le groupe dit tabler sur une hausse de 3 % par an en moyenne de sa production de pétrole et de gaz entre 2011 et 2015.
Ce nouvel objectif affine et conforte sa prévision antérieure d’une hausse de 2,5 % par an de 2010 à 2015. Et selon le géant pétrolier français, tous les projets nécessaires pour remplir cet objectif sont soit en phase de développement, soit déjà en production.
Ces nouveaux objectifs visent à rassurer après une série d’incidents qui ont pesé sur la production du groupe depuis le début de l’année, et vont entraîner une stagnation de celle-ci en 2012.
Cela inclut la fuite de gaz sur le gisement d’Elgin, en mer du Nord britannique (où le groupe espère toujours reprendre ses activités d’ici à la fin de l’année), un incident au Nigeria et des sabotages à répétition d’un gazoduc au Yémen.
Et au-delà, le groupe dit vouloir porter sa production d’hydrocarbures à 3 millions de barils équivalent pétrole par jour d’ici à 2017, soit une hausse d’environ 28 % par rapport à l’an dernier, où elle s’était élevée à 2,35 millions de barils. Il assure que 70 % des projets qui permettront d’atteindre ce niveau sont déjà lancés.
Ces annonces ont été bien accueillies en Bourse.
Total a donné plusieurs autres gages aux investisseurs, en promettant de céder pour 15 à 20 milliards de dollars d’actifs entre 2012 et 2014.
Il n’a pas encore décidé lesquels, mais toutes ses divisions seront concernées, aussi bien l’amont (exploration et production d’hydrocarbures) que l’aval (raffinage et distribution) et les activités intermédiaires (comme le transport et le stockage ou la production d’électricité), a indiqué le directeur financier, Patrick de la Chevardière.
« Je ne peux pas vous dire quels actifs nous allons vendre. Nous avons une liste d’actifs et (nous déciderons lesquels vendre) en fonction de nos opportunités », a-t-il dit.
À ce propos, le groupe poursuit sa réflexion sur l’éventuelle vente de sa filiale TIGF, et n’a pas encore pris de décision à ce sujet. TIGF exploite le réseau gazier du sud-ouest de la France, et la perspective que le groupe puisse s’en séparer inquiète fortement syndicats et élus locaux.
Total table de plus sur des synergies et des gains de productivité annuels de 650 millions de dollars en plus d’ici à 2015 liés à la restructuration lancée l’an dernier de ses activités de raffinage et de chimie, qui ont été séparées des activités de distribution de produits pétroliers.
Par ailleurs, le groupe a commenté avec sérénité ses relations avec Bagdad, avec qui le torchon brûle depuis qu’il a décidé de se lancer dans l’exploration pétrolière dans la région autonome du Kurdistan.
Malgré ses menaces, le gouvernement irakien n’a pas demandé pour le moment à Total de se retirer du gisement d’Halfaya dans le sud du pays, a indiqué le directeur financier. Et si Total était obligé de s’en retirer, « ce ne serait pas très grave », les conditions d’exploitation de ce gisement n’étant de toute façon pas très attractives, a-t-il plaidé.
(Source : AFP)


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