Rechercher
Rechercher

À La Une - Religion

Le Liban bloque l'accès au film anti-islam sur Internet

La décision a été prise après une plainte déposée par une avocate, May al-Khansa.

Au Liban, sunnites et chiites ont manifesté pendant plusieurs jours contre le film islamophobe. JOSEPH EID/AFP

La justice libanaise a décidé lundi d'interdire l'accès via Internet au film anti-islam "Innocence of Muslims" qui a provoqué la colère du monde musulman, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Le juge aux affaires urgentes Nadim Zouein a décidé "d'arrêter la diffusion sur internet du film 'Innocence of Muslims' au Liban, que (les extraits) apparaissent sous ce nom ou sous d'autres", d'après cette source.

 

La décision a été prise après une plainte déposée par une avocate, May al-Khansa.

 

Le film qui dénigre l'islam et le prophète Mahomet a suscité des réactions violentes dans le monde musulman provoquant la mort d'une cinquantaine de personnes, dont l'ambassadeur américain en Libye.

 

Au Liban, sunnites et chiites ont manifesté pendant plusieurs jours contre cette production amateur à petit budget réalisée avec des doublages grossiers et des fausses barbes.

 

Durant le week-end, plusieurs rassemblements ont été organisés contre le film islamophobe et les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo.

Des milliers de partisans du Hezbollah ont ainsi manifesté dimanche dans le Hermel. Il s’agissait de la dernière des cinq manifestations organisées cette semaine par le parti chiite à l’appel de son secrétaire général, Hassan Nasrallah.  "Mort à l’Amérique, Israël, ennemi des musulmans !", ont scandé des hommes, des femmes en tchador et des enfants en agitant des drapeaux jaunes du Hezbollah. La veille également, le Hezbollah avait organisé une grosse manifestation à Bint Jbeil, au Liban-Sud, dans le cadre de laquelle le député Nawaf Moussawi avait harangué les foules contre l’administration américaine et Israël.

 

Dans le sud du pays, l'imam d'une mosquée de Saïda, cheikh Maher Hammoud, a plaidé vendredi pour "une fatwa autorisant le meurtre de tous ceux qui ont participé" à "L'innocence des musulmans".

"Tous ceux qui ont osé porter atteinte à l'islam et au prophète Mohammad ne peuvent pas rester en vie (...). Chacun d'entre eux doit être tué", a ajouté l'imam dans son sermon lors de la prière hebdomadaire à laquelle participaient quelque 300 fidèles.

 

A Beyrouth, plus d'un millier de personnes se sont rassemblées dans le calme vendredi en fin d'après-midi sur la Place des Martyrs, à l'initiative du cheikh salafiste Ahmed el-Assir, officiellement contre le film et les caricatures de Mahomet, mais aussi en solidarité avec la rébellion syrienne.

"Les pays qui permettent à ces extrémistes de porter atteinte aux religions sont eux-mêmes extrémistes. Ils produisent l'extrémisme dans tous les pays du monde prétendant que nous sommes les extrémistes", a martelé l'imam sunnite.

Cheikh Ahmad el-Assir a par ailleurs estimé que "les chrétiens n'ont aucun lien avec ce message (l'insulte au prophète) ; ils sont plus nobles que ça." Il a de ce fait remercié le président Michel Sleiman ainsi que le patriarche maronite Mgr Béchara Raï pour leur condamnation du film.

 

Le 14 septembre, un fast-food KFC à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, a été attaqué et incendié par 300 manifestants islamistes qui protestaient contre le film. Suite à cette attaque, le juge Sakr Sakr, en charge des dossiers liés à la sécurité de l'Etat, a inculpé aujourd'hui lundi 45 personnes dont 15 sont en détention.


 

 

Lire aussi :

Sommet islamo-chrétien : appel à l'ONU pour interdire la diffamation des religions

La justice libanaise a décidé lundi d'interdire l'accès via Internet au film anti-islam "Innocence of Muslims" qui a provoqué la colère du monde musulman, a-t-on appris de source judiciaire.
 
Le juge aux affaires urgentes Nadim Zouein a décidé "d'arrêter la diffusion sur internet du film 'Innocence of Muslims' au Liban, que (les extraits) apparaissent sous ce nom ou sous d'autres", d'après cette source.
 
La décision a été prise après une plainte déposée par une avocate, May al-Khansa.
 
Le film qui dénigre l'islam et le prophète Mahomet a suscité des réactions violentes dans le monde musulman provoquant la mort d'une cinquantaine de personnes, dont l'ambassadeur américain en Libye.
 
Au Liban, sunnites et chiites ont manifesté pendant plusieurs jours contre cette production amateur à petit budget réalisée...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut