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Moyen Orient et Monde - Anniversaire

Obama salue une Amérique « plus forte », 11 ans après le 11-Septembre

Karzaï appelle à repenser le terrorisme.

Les drapeaux étaient en berne hier à la Maison-Blanche. Brendan Smialowski/AFP

Le président Barack Obama a salué hier une Amérique plus forte et plus unie, alors que les Américains célébraient dans la sobriété le 11e anniversaire des attentats du 11 septembre, témoignant d’un certain apaisement au fil des ans.
« Quand les livres d’histoire seront écrits, ce qui restera du 11-Septembre ne sera ni la haine ni les divisions, mais un monde plus sûr, un pays plus fort et des gens plus unis qu’auparavant », a déclaré M. Obama en rencontrant des familles au Pentagone, l’une des cibles des attentats qui avaient fait près de 3 000 morts. Le président américain a également assuré que son pays avait « infligé un coup dévastateur » à el-Qaëda. « Et Oussama Ben Laden ne nous menacera plus jamais », a ajouté M. Obama, qui avait ordonné la mission dans laquelle a été tué le fondateur de la nébuleuse extrémiste le 2 mai 2011 au Pakistan.
Comme tous les ans, plusieurs minutes de silence ont été observées sur le site des attentats à New York : la première a eu lieu à 8h46, à l’heure où un premier avion de ligne s’était encastré dans une des tours jumelles du World Trade Center. Le même rituel a été observé à 9h03 quand le 2e avion avait frappé la seconde tour, à 9h37 quand un troisième avion avait heurté le Pentagone, à 10h03 quand un quatrième avion s’était écrasé dans un champ à Shanksville en Pennsylvanie, ses passagers ayant résisté aux pirates de l’air.
Toute la matinée, par une belle journée ensoleillée, comme il y a 11 ans, ont été égrenés les noms des morts, parfois avec un bref mot d’amour, sur le mémorial ouvert l’an dernier. Les noms de ces victimes et de celles d’un premier attentat contre le World Trade Center en 1993 y sont gravés : au total, 2 983 noms. Les familles émues se serraient dans les bras, caressaient les noms, y déposaient des fleurs.
Hier matin, le président Barack Obama et sa femme Michelle s’étaient également recueillis en silence, la main sur le cœur, dans les jardins de la Maison-Blanche où les drapeaux étaient en berne. Le vice-président Joe Biden s’est, lui, rendu à Shanksville. Mais ni le maire de New York Michael Bloomberg, présent sur place, ni aucune personnalité politique n’a pris la parole à New York. « Nous avons fait ça pendant dix ans, il est temps de faire quelque chose d’autre », avait déclaré le maire un peu plus tôt à la chaîne locale ABC. De fait, après les cérémonies des 10 ans, et même si l’émotion était intense chez les familles participant à la cérémonie à New York, beaucoup d’Américains, aujourd’hui plus préoccupés par la crise économique, semblent avoir tourné la page, largement aidés par la mort de Ben Laden. « Je suis beaucoup plus détendue », a ainsi confié June Pollicino, qui a perdu son mari dans la tragédie. « Après le 9e anniversaire, nous avions commencé à préparer le 10e. Cette année, c’est différent, nous pouvons célébrer d’une manière discrète », a-t-elle expliqué.
La campagne pour l’élection présidentielle du 6 novembre n’a pas été suspendue. L’ancien président Bill Clinton devait faire campagne à Miami en Floride pour soutenir le président. Mais M. Obama et son adversaire républicain Mitt Romney ont interrompu pour un jour leurs publicités électorales télévisées, extrêmement agressives. Ni le New York Times ni le New York Post ne mentionnait l’anniversaire en une. Ils l’ont traité sobrement, en pages intérieures.
À New York, sur le lieu du drame, la vie a depuis longtemps repris, même si « ground zero » reste un vaste chantier inachevé. Plusieurs gratte-ciel sont en construction, dont le plus grand atteindra, avec sa flèche, 541 mètres. Il sera alors le bâtiment le plus haut des États-Unis, comme l’étaient les tours jumelles.
Par ailleurs, le président afghan Hamid Karzaï a plaidé hier pour que le monde entier « repense » la guerre contre le terrorisme et la manière dont le conflit en Afghanistan est mené, à l’occasion de l’anniversaire des attentats du 11-Septembre. « Les villages et les maisons afghans sont redevenus un champ de bataille d’une guerre impitoyable qui inflige des pertes humaines et matérielles irréversibles », a déploré le président Karzaï lors d’une cérémonie officielle à Kaboul. La guerre en Afghanistan, dont le but premier était de vaincre le régime des talibans afin de priver el-Qaëda de son sanctuaire, « n’est pas non plus menée comme elle aurait dû l’être », a-t-il ajouté. Le président Karzaï a par ailleurs affirmé que la « principale source » du terrorisme international était toujours « ignorée », une référence implicite au Pakistan voisin accusé d’héberger les talibans afghans alliés à el-Qaëda.

(Source : AFP)
Le président Barack Obama a salué hier une Amérique plus forte et plus unie, alors que les Américains célébraient dans la sobriété le 11e anniversaire des attentats du 11 septembre, témoignant d’un certain apaisement au fil des ans.« Quand les livres d’histoire seront écrits, ce qui restera du 11-Septembre ne sera ni la haine ni les divisions, mais un monde plus sûr, un pays plus fort et des gens plus unis qu’auparavant », a déclaré M. Obama en rencontrant des familles au Pentagone, l’une des cibles des attentats qui avaient fait près de 3 000 morts. Le président américain a également assuré que son pays avait « infligé un coup dévastateur » à el-Qaëda. « Et Oussama Ben Laden ne nous menacera plus jamais », a ajouté M. Obama, qui avait ordonné la mission dans laquelle a été tué le fondateur...
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