Charbel Saleh, le président de l’Union des offices autonomes, au cours de sa conférence de presse, hier, au siège d’EDL.
Même son de cloche du côté du ministre de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas. « Nous faisons face à une situation sans précédent dans l’économie du pays et la réévaluation des salaires ne résoudra pas tous les problèmes, s’ils ne sont pas correctement financés et si la croissance n’accompagne pas cette hausse », a-t-il indiqué hier.
Par ailleurs, répondant aux nombreuses critiques des syndicats et de la société civile concernant « une augmentation inégale des salaires », M. Nahas a affirmé que la part de l’augmentation des salaires approuvée la semaine dernière variait entre 40 et 60 % pour tous les secteurs. « Ces chiffres sont tout à fait équitables et les études ont été faites en présence des représentants de toutes les parties concernées », a-t-il assuré.
« Selon l’article 63 de la Constitution, les revenus du président de la République sont fixés par la loi et ne peuvent être soumis à une augmentation ou à une baisse au cours de son mandat », a pour sa part souligné M. Khoury, expliquant que le président Michel Sleiman ne bénéficiera pas de cette nouvelle grille. « Au cours du Conseil des ministres, certains ministres ont proposé d’exclure les ministres et députés de la hausse des salaires, mais d’autres se sont fortement opposés à cette proposition », a ajouté M. Khoury.

