En parallèle, BMI a souligné que les prévisions de croissance économique pour le Liban demeureraient intimement liées à l’évolution de la crise syrienne, étant donné que les risques de contagion empêcheraient toute reprise robuste de l’activité. BMI a ajouté que les investissements en capitaux fixes affichaient une tendance à la baisse et ne seraient pas près de reprendre si l’environnement politique demeure volatile. Par ailleurs, selon l’institution, les investissements directs étrangers au Liban ont chuté en 2011, à leur deuxième niveau le plus bas en neuf ans en raison de l’aversion aux risques des investisseurs. BMI a en outre indiqué que les conditions extérieures ne seraient pas favorables aux perspectives macroéconomiques du Liban. La hausse brutale des prix de l’énergie, combinée à la détérioration de la production interne en électricité, avait exacerbé les problèmes déjà existants, les ménages étant obligés de consacrer une part plus importante de leur budget à des produits électriques alternatifs, comme des générateurs privés. BMI a ajouté que traditionnellement, une augmentation mondiale des prix du pétrole avait des conséquences positives sur l’économie libanaise, cette dernière entraînant de significatifs flux d’investissements, des transferts de fonds, des dépôts bancaires et l’afflux de touristes du Golfe. Cependant, BMI a exprimé son incertitude quant à des conséquences positives actuelles sur le Liban, les visiteurs du Golfe étant susceptibles de déserter le pays en raison de la situation sécuritaire fragile, tandis que les investissements demeurent au point mort.
Enfin, Business Monitor International a indiqué ne pas s’attendre à ce que les pouvoirs publics réagissent au ralentissement économique par une relance budgétaire sur le moyen terme, du fait de la paralysie politique actuelle. BMI ne considère pas que le projet de budget 2013 soit susceptible d’être adopté par le Parlement, le pays n’ayant pas eu de budget depuis 2005.

