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Liban

Libération des trois officiers : le 14 Mars temporise

Tout en dénonçant une « décision suspecte », le 14 Mars a décidé de temporiser au sujet de la libération des trois officiers responsables du meurtre des deux cheikhs cet été à Kweïkhat, dans le Akkar, reportant toute mesure pratique en réponse à la décision au lendemain de la visite au Liban du pape Benoît XVI.
Le secrétariat général du 14 Mars a en effet tenu une réunion extraordinaire samedi à Achrafieh pour discuter de ce dossier, en présence des députés Ammar Houry, Nouhad Machnouk, Khaled Daher, Khodr Habib et Hadi Hobeiche, de l’ancien député Farès Souhaid, de MM. Youssef Doueihy, Eddy Abillama, Rached Fayed, Ramez el-Daher, Mohammad Harfouche, Élie Mahfoud, Naufal Daou, Nadi Ghosn, Wehbé Katicha, de plusieurs chefs de municipalité du Akkar et des proches des deux cheikhs assassinés.
Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, le secrétariat général a estimé qu’« une semaine avant la visite historique au Liban du pape Benoît XVI, qui s’exprimera à l’ensemble des chrétiens d’Orient et des fils de la région, et dans des instants cruciaux de changement majeur en Syrie (...), et au moment où le régime syrien poursuit ses agressions quotidiennes contre la souveraineté du Liban et de son peuple, le tribunal militaire a décidé de libérer les trois policiers accusés d’avoir assassiné les deux cheikhs martyrs, ce qui a provoqué l’indignation du Akkar en général et de Bireh en particulier, et suscité une condamnation de la part de tous ceux qui sont désireux de calmer les esprits et qui sont attachés à l’équité du système judiciaire ».
« Les participants à cette réunion voient un lien objectif entre ces faits, orchestrés sur le plan du timing, du contenu et de la fin. La décision vise à déstabiliser le Liban et à multiplier les tentatives d’importation de la discorde, en réponse aux desiderata du régime syrien et de ses objectifs diaboliques et par le biais d’instruments libanais », a poursuivi le communiqué, évoquant, à titre d’exemple, l’affaire Michel Samaha, les incidents de Tripoli et le meurtre des deux cheikhs.
« Par souci de responsabilité et d’attachement à l’intérêt national général, surtout à ce moment particulier, le 14 Mars déploie tous ses efforts pour contenir les répercussions de cette décision suspecte et continuera à œuvrer dans ce sens, sans toutefois aucune concession sur l’affaire des deux cheikhs », ajoute le communiqué.
Un comité de suivi se réunira le 20 septembre pour discuter des mesures à prendre.
Cette décision a été suivie par les députés du Akkar, à l’instar de MM. Khaled Daher, Nidal Tohmé ou Hadi Hobeiche, qui ont tous mis l’accent ce week-end sur la nécessité de contenir la colère et de reporter au lendemain de la visite du pape les mesures pratiques sur le terrain pour contester cette décision.

Fayez Ghosn
De son côté, le ministre de la Défense, Fayez Ghosn, a fait paraître un communiqué hier dans lequel il a dénoncé « le fait de mêler l’armée et la justice militaire aux campagnes contre le gouvernement ». « Dire que la Syrie est derrière la libération des officiers est inacceptable. La justice militaire est indépendante et les autorités politiques ou militaires ne s’en mêlent pas », a indiqué M. Ghosn, qui a déploré l’attaque contre l’armée, au moment même où cette dernière est engagée avec succès à Tripoli et à Roueiss dans la banlieue sud.
« Ce n’est pas la première fois que des officiers ou des militaires sont libérés sous caution après un incident. Cela s’est déjà produit après les événements de Mar Mikhaël (2008) et les militaires sont toujours en train de comparaître devant les tribunaux concernés. Le commandement de l’armée (...) ne s’ingère pas dans les affaires de la justice. La libération des officiers s’est faite en vertu d’une décision strictement judiciaire », a-t-il dit. « (...) Nous sommes étonnés par le langage des menaces et de l’intimidation qui vise à porter atteinte à la sécurité du pays. L’incident de Kweïkhat est entre les mains de la justice. Qu’il le reste ! (...) » a ajouté Fayez Ghosn.
Tout en dénonçant une « décision suspecte », le 14 Mars a décidé de temporiser au sujet de la libération des trois officiers responsables du meurtre des deux cheikhs cet été à Kweïkhat, dans le Akkar, reportant toute mesure pratique en réponse à la décision au lendemain de la visite au Liban du pape Benoît XVI.Le secrétariat général du 14 Mars a en effet tenu une réunion extraordinaire samedi à Achrafieh pour discuter de ce dossier, en présence des députés Ammar Houry, Nouhad Machnouk, Khaled Daher, Khodr Habib et Hadi Hobeiche, de l’ancien député Farès Souhaid, de MM. Youssef Doueihy, Eddy Abillama, Rached Fayed, Ramez el-Daher, Mohammad Harfouche, Élie Mahfoud, Naufal Daou, Nadi Ghosn, Wehbé Katicha, de plusieurs chefs de municipalité du Akkar et des proches des deux cheikhs assassinés.Dans un...
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