Le secteur touristique a été l’un des plus affectés par les événements.
Après Mohammad Choucair, le président de l’Union des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Liban, Walid Abou Sleiman, président de l’association Cedrus pour le développement, appelle lui aussi le gouvernement à décréter « l’état d’urgence économique ».
Pour M. Walid Abou Sleiman , « le Liban est le pays des opportunités perdus, alors qu’il devait être un refuge pour les déplacés, il est un terrain fertile pour les conflits des pays étrangers ».
Il a déclaré dans un communiqué : « Nous comptions sur un été prometteur, mais, malheureusement, nous assistons à un fort déclin de différents secteurs tels que l’hôtellerie ou l’immobilier. L’économie libanaise est basée sur les services, surtout les services financiers, mais l’instabilité politique et sécuritaire ne lui laissent aucune chance de prospérer. »
De plus, M. Abou Sleiman a indiqué que les nouvelles solutions pour exporter les marchandises libanaises restent trop chères pour les producteurs et industriels depuis que le transport routier par la Syrie est impossible. « Si le gouvernement ne se sent pas concerné à trouver des solutions pour cette situation d’insécurité alarmante, qu’il démissionne. »
D’autre part, il a confirmé que le secteur bancaire libanais est toujours épargné de cette crise. « Cette situation favorable est due aux efforts de la Banque du Liban (BDL) en appliquant des mesures et lois strictes, tout en respectant toutes les normes et les accords internationaux. »
Le président de l’association a conclu sur l’état alarmant de la situation économique. « Le déficit public augmente ainsi que le chômage, les prix flambent et le consommateur voit son pouvoir d’achat diminuer. Le secteur privé est en difficulté extrême : un nombre important d’entreprises est sur le point de faire faillite », a-t-il souligné.
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Pour M. Walid Abou Sleiman , « le Liban est le pays des opportunités perdus, alors qu’il devait être un refuge pour les déplacés, il est un terrain fertile pour les conflits des pays étrangers ».Il a déclaré dans un communiqué : « Nous comptions sur un été prometteur, mais, malheureusement, nous assistons à un fort déclin de différents secteurs tels que l’hôtellerie ou l’immobilier. L’économie libanaise est basée sur les services, surtout les services financiers, mais l’instabilité politique et sécuritaire ne lui...

