Le déficit de la balance commerciale s’est élevé à 113 milliards de dirhams (10,3 milliards d’euros) sur la période janvier-juillet 2012, en hausse de 7,2 % par rapport à la même période l’an dernier, a annoncé l’Office des changes. Cette progression du déficit est essentiellement imputable à l’accroissement de 6,2 % des importations, à quelque 20 milliards d’euros par rapport à l’an dernier.
Les produits énergétiques représentent 47 % de ces importations, et la seule facture énergétique a augmenté de 32,4 % au cours du premier semestre de cette année, selon la Banque centrale.
Parallèlement, les exportations n’ont augmenté que de 5,2 %, grâce notamment aux ventes de phosphate, dont le Maroc est un leader mondial. Le phosphate, les transferts des Marocains de l’étranger et le tourisme sont les principales sources de revenus du royaume, qui ont chuté à environ 12,3 milliards d’euros début août, soit l’équivalent de quatre mois d’importations (10 mois il y a cinq ans). Les recettes du tourisme ont également baissé de 6,9 % sur les sept premiers mois de l’année, selon les chiffres officiels, alors que les prévisions de croissance ont été revues à la baisse sur fond de crise dans les pays de l’Union européenne, principal partenaire du Maroc. Dans le même temps, le déficit budgétaire continue de gonfler (6,9 % du PIB en 2011), surtout en raison des hausses salariales et autres subventions, selon les chiffres officiels. Fin juin, il était quatre fois plus lourd qu’à la même période de 2011.
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé début août qu’il ouvrait une ligne de crédit de 6,2 mds de dollars en faveur du Maroc pour le protéger contre les « chocs extérieurs » provenant notamment de la zone euro.
(Source : AFP)


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