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Le prix Marie-Jo Chavane 2012 décerné à Jwana Chahoud

Jwana Chahoud, étudiante en doctorat en cotutelle entre l’Université Lyon 2 et l’Université libanaise, a remporté le prix Marie-Jo Chavane pour sa thèse en cours d’achèvement : « Stratégie de subsistance et exploitation des animaux à l’âge du bronze dans le Levant nord ».

De gauche à droite, Jwana Chahoud, lauréate du prix Marie-Jo Chavane, Olivier Aurenche, professeur émérite au laboratoire Archéorient, et Jean-Jacques Chavane, fondateur du prix Marie-Jo Chavane. Photo  Yvon Montmessin

La jeune femme, originaire de Deir Daloum au Akkar, étudie, à partir de collections osseuses issues de sites-clés au Liban et en Syrie, la place de l’économie alimentaire carnée et celle de la consommation des poissons et des oiseaux dans le mode de vie des sociétés levantines à l’âge du bronze. « Nous recherchons des informations sur la pratique de l’élevage, la place des animaux domestiques et sauvages, ainsi que les variations morphologiques des espèces animales durant ces périodes, explique-t-elle. Cette étude permettra d’approfondir les connaissances sur l’ensemble des pratiques liées aux animaux dans cette région durant le IIIe et le IIe millénaire avant J.-C. »
La jeune doctorante analyse les comportements humains de l’approvisionnement en produits carnés en appliquant différentes méthodes propres à l’archéozoologie et en comparant les données de la faune avec celles des autres sites de la même période. « La relation de l’homme à l’animal est traitée d’un point de vue écologique, économique, social, culturel et religieux en interprétant les analogies et les contrastes dans la composition des ensembles fauniques en fonction des différentes périodes. »
Jwana Chahoud, dont la soutenance de thèse est prévue pour le mois de décembre prochain, ambitionne de poursuivre des études postdoctorales au Musée d’histoire naturelle, à Bruxelles. « Ma recherche portera sur les poissons et la pêche. Les vestiges de faune sur lesquels je travaillerai sont en provenance de Sidon », précise-t-elle.

Aller jusqu’au bout de son projet
Du prix Marie-Jo Chavane, Jwana, qui mène sa thèse au laboratoire Archéorient depuis 2007, raconte : « J’en suis très heureuse. Je travaillais depuis longtemps sur cette étude. Et J’avais vraiment besoin d’un soutien. » Le prix, d’un montant de 1 500 euros, est créé en hommage à Marie-Jo Chavane, membre de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, décédée l’année passée. « Je tiens à remercier l’Association des amis de la Maison de l’Orient (AAMO) pour le prix, mes directeurs et tuteurs libanais et français pour leur suivi, et un grand merci à ma famille pour son soutien », ajoute Jwana. Pour conclure, la jeune chercheuse voudrait encourager les étudiants qui rencontrent des difficultés dans leur parcours à ne pas baisser les bras. Son message : « Ne perdez pas l’espoir. Allez jusqu’au bout de votre projet. »
Jwana Chahoud donnera une conférence sur ses travaux de recherche, à Beyrouth, le 26 octobre, dans le cadre d’un colloque international, prévu à l’hôtel Alexandre, autour des cultes et des rites sur la côte levantine.
La jeune femme, originaire de Deir Daloum au Akkar, étudie, à partir de collections osseuses issues de sites-clés au Liban et en Syrie, la place de l’économie alimentaire carnée et celle de la consommation des poissons et des oiseaux dans le mode de vie des sociétés levantines à l’âge du bronze. « Nous recherchons des informations sur la pratique de l’élevage, la place des animaux domestiques et sauvages, ainsi que les variations morphologiques des espèces animales durant ces périodes, explique-t-elle. Cette étude permettra d’approfondir les connaissances sur l’ensemble des pratiques liées aux animaux dans cette région durant le IIIe et le IIe millénaire avant J.-C. » La jeune doctorante analyse les comportements humains de l’approvisionnement en produits carnés en appliquant différentes méthodes...
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