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Sport

La « Medal Race » reportée à aujourd’hui

Malgré le soleil, radieux, la journée d’hier ne restera pas comme le meilleur souvenir des dix équipages de 470 masculins qui ont dû tuer le temps, parfois en jouant aux dames, en attendant en vain que le vent ne se lève sur le plan d’eau de Weymouth (sud de l’Angleterre).
Dès le matin, les choses ne se présentaient pas très bien : drapeaux pendant misérablement en haut des mâts et brise évanescente sur la base de Portland, d’où partent les bateaux pour rejoindre les différentes zones de régates.
La « Medal Race » des 470 et les duels de match racing féminin pour les places de 5 à 8, qui devaient avoir lieu en début d’après-midi, étaient dans un premier temps reportés, les anémomètres enregistrant moins de 5 nœuds de vent, le minimum nécessaire, sur Nothe et Portland, les cercles retenus pour les différentes courses dans l’immense baie de Weymouth.
Les Français Pierre Leboucher et Vincent Garos, 6es au classement général et arithmétiquement à portée de la médaille de bronze, ont tué le temps dans l’un des deux conteneurs de l’équipe de France, sorte de base arrière des coureurs.
Entourés de leurs compatriotes Jonathan Lobert, médaille de bronze en Finn, et Jean-Baptiste Bernaz, 10e en Laser, Leboucher et Garos ont lu, fait de l’ordinateur... et joué aux dames chinoises, un jeu qui développe, semble-t-il, le sens tactique.
L’attente, lorsqu’elle se prolonge trop, est cependant usante nerveusement. Il faut garder son énergie, son influx nerveux et manger léger pour le cas où le départ serait donné rapidement, a expliqué Garos, l’équipier du 470 français. Pas facile (et pas souhaitable) de se reposer totalement.
À un moment donné, le bruit a couru que le vent soufflait suffisamment fort pour courir. Les Français ont rejoint leur embarcation et hissé la grand-voile, vérifié une énième fois les réglages. Il était dit cependant que le vent ne se lèverait pas et les bateaux sont restés à terre.
Les organisateurs s’étaient donné jusqu’à 16h30 (heure locale) pour prendre une décision. Ils ont finalement tranché en faveur d’un report de la « medal race » des 470 à aujourd’hui midi et à l’annulation pure et simple des duels d’Elliott 6 m pour les 5e, 6e, 7e et 8e places.
Les Américaines termineront donc la compétition 5es, les Françaises 6es, les Britanniques 7es et les Néerlandaises 8es. C’est-à-dire le classement qu’elles avaient à l’issue du round robin.
De l’avis général, une telle journée sans vent est assez exceptionnelle sur la côte du Dorset. Les premières régates olympiques se sont d’ailleurs déroulées dans des conditions assez musclées favorisant les gros gabarits.
Un vent de 10 à 12 nœuds est annoncé pour aujourd’hui et les courses devraient donc avoir lieu normalement.
Malgré le soleil, radieux, la journée d’hier ne restera pas comme le meilleur souvenir des dix équipages de 470 masculins qui ont dû tuer le temps, parfois en jouant aux dames, en attendant en vain que le vent ne se lève sur le plan d’eau de Weymouth (sud de l’Angleterre).Dès le matin, les choses ne se présentaient pas très bien : drapeaux pendant misérablement en haut des mâts et brise évanescente sur la base de Portland, d’où partent les bateaux pour rejoindre les différentes zones de régates.La « Medal Race » des 470 et les duels de match racing féminin pour les places de 5 à 8, qui devaient avoir lieu en début d’après-midi, étaient dans un premier temps reportés, les anémomètres enregistrant moins de 5 nœuds de vent, le minimum nécessaire, sur Nothe et Portland, les cercles retenus pour les...
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