Des « cadenas d’amour » sont accrochés sur le Pont des Arts à Paris. Joel Saget/AFP
L’origine de ces cadenas et leur message d’amour infini est mystérieuse. Selon des touristes italiens, elle viendrait du roman sentimental italien J’ai envie de toi, de Federico Moccia, dans lequel le héros et l’héroïne accrochent un cadenas avec leur nom sur un lampadaire du Ponte Milvio près de Rome, s’embrassent et jettent la clé dans les eaux du Tibre. Pour un touriste russe, le phénomène remonte au milieu des années 2000, peut-être en Russie, mais était passé inaperçu avant de s’accélérer dans les années 2010.
À Paris, l’attrait pour les cadenas se vérifie facilement au nombre de personnes qui les photographient. Une touriste chinoise, qui a déjà accroché un cadenas d’amour à Shanghaï, est venue en poser un à Paris car elle « trouve cette ville si romantique ». Suzan Field, venue de Reno (Nevada), vérifie que le cadenas qu’elle a accroché il y a deux ans sur le Pont de l’Archevêché avec son mari est toujours là, et promet de revenir dans deux ans. Une Parisienne, Élisabeth, vient accrocher un nouveau cadenas après avoir changé de partenaire. En 2010, la mairie de Paris se posait la question d’enlever ces cadenas « pour préserver le patrimoine ». Malgré ses dénégations, la mairie avait même été soupçonnée d’en avoir enlevé quelques-uns.
En 2012, après avoir constaté que ce phénomène était devenu mondial, touchant des villes comme Moscou, Berlin, Bruxelles, Kiev, Vilnius, Florence, Vérone, Rome, Venise, Shanghaï, Marrakech, Prague... le discours a changé. « On laisse vivre le phénomène, on regarde la chose se dérouler avec sympathie, ça ne nous pose pas de problème. Les gens aiment cela, ils en parlent autour d’eux, ils font la publicité de Paris », affirme un représentant de la municipalité.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine